Quelques Pages

Jeudi 19 décembre 2013 à 16:17

Littérature USA

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/ZleromandeZeldahd.pngRésumé :
Elle a 17 ans, c’est une belle du Sud, petite dernière choyée d’une famille très bourgeoise de Montgomery, exubérante et fantasque. Quand elle le rencontre lors d’un bal, il a 21 ans, porte l’uniforme et veut vivre de sa plume. Il tombe immédiatement sous le charme et se lance dans une cour acharnée. Elle brave les conventions et accepte d’épouser l’aspirant écrivain… Ils se marient à New York quelques semaines après la sortie de son premier roman, L’Envers du paradis. Le livre est un immense succès, et les deux amoureux deviennent instantanément célèbres. Elle, c’est Zelda ; lui, c’est Scott : ils viennent d’entrer dans la légende. Ils sont jeunes, beaux et riches, inséparables, et leur vie est un tourbillon de fêtes effrénées entre Paris, Hollywood et la Riviera française où ils fréquentent les expatriés de la « génération perdue ». Pourtant, une insatisfaction profonde s’empare bientôt de Zelda, fatiguée de jouer les muses pour un mari de plus en plus irritable et distant. Artiste talentueuse dotée d’un véritable style, elle retrouve des passages entiers de son journal dans les romans de Fitzgerald ; et quand elle écrit à son tour des nouvelles, elles sont publiées… sous le nom de Scott. Tandis que celui-ci s’enfonce dans l’alcoolisme, la délaisse pour son nouvel ami Hemingway (qui la déteste), l’accuse de tous les maux et surtout de l’empêcher de travailler, Zelda se tourne vers le ballet, sa passion de toujours. Mais quand on lui offre de danser professionnellement, une nouvelle fois, Scott lui coupe les ailes, il a besoin d’elle et sa place est à son côté, pas sur une scène. Alors, épuisée physiquement et mentalement, déchirée entre son amour et son besoin profond d’exister, elle s’effondre. C’est le début d’une longue descente aux enfers : séjours en sanatorium, puis en clinique psychiatrique, où elle subit les diagnostics erronés, l’abrutissement des médicaments et la barbarie des électrochocs. Pourtant, même internée, elle trouve encore la force de créer ; elle peint et écrit fiévreusement dès que la maladie relâche son étau, publie un roman autobiographique, expose ses toiles… sans jamais trouver la reconnaissance qu’elle mérite. Jusqu’à sa mort atroce dans l’incendie de l’asile où elle est enfermée, Zelda se sera battue pour échapper à l’ombre de l’homme qu’elle a aimé à la folie. Ce roman lui rend enfin sa voix.

Mon avis :
Avant toute chose, je tiens à remercier Babelio ainsi que les éditions Michel Lafon pour m'avoir permis de recevoir ce roman.
Ce récit nous amène à découvrir Zelda, une jeune femme timide dont la rencontre avec Scott Fitzgerald va bouleverser la vie. L’auteur nous précise que si certains faits sont historiques, d’autres sont imaginés. Ainsi, il ne faut pas prendre ce roman pour parole d’évangile, et garder à l’esprit que l’auteur à comblé les points sombres en imaginant une réalité à ses deux protagonistes.

A travers Zelda, l’auteur nous parle bien évidemment de son mari Scott ; cet homme se révèle assez difficile à vivre, pris par ses rendez-vous de promotions et ses heures de travail penché sur sa feuille.
J’ai aimé découvrir les parcours parallèles de ses deux personnes. En effet de par la vie de Scott Fitzgerald, les deux personnages sont très souvent séparés, et si on les voit évoluer séparément, leurs chemins n’en restent pas moins très liés.

L’écriture est au centre de l’intrigue car si Scott deviendra un écrivain mondialement reconnu, Zelda aussi écrit beaucoup, et son travail est fortement apprécié. De plus l’écriture est le centre d’intérêt principal de Scott, et c’est ce qui rythme sa vie.

Au fil des pages on perçoit aisément la souffrance de notre héroïne, car elle est souvent seule et Scott n’est pas forcément très délicat envers elle. De plus elle vit pour son homme, dont elle est folle, au point même de s’en oublier elle-même. L’auteur nous laisse même percevoir que vers la fin de sa vie Zelda perdra l’esprit.

Le style est fluide et ce roman est très immersif, j’ai beaucoup aimé replonger à chaque fois dans cette histoire, et si elle n’en est pas moins très dense, le récit reste léger et agréable à parcourir.

En filigrane de ce roman on retrouve régulièrement Ernest Hemingway, auquel Scott fait souvent référence. En effet les deux écrivains sont contemporains, et j’ai trouvé très intéressant d’apprendre que ces personnes se côtoyaient et ont pu s’influencer l’un et l’autre.

Pour conclure, je ne peux que vous recommander ce roman, qui est très bien écrit, très riche et extrêmement pertinent si la vie des écrivains vous intéresse.


Thérèse Anne Fowler, Z Le roman de Zelda, Michel Lafon, mai 2013, 426 pages. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Laure Joanin.

Par Tachas le Jeudi 19 décembre 2013 à 17:18
J'ai bien aimé ce livre mais il me manque quelque chose ! J'arrive pas à dire quoi, le meilleur roman sur Zelda reste pour moi, Alabama Song de Gilles Leroy !
 

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