Quelques Pages

Lundi 17 novembre 2014 à 17:00

Littérature USA

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dossier2/histoiredelisey.jpgRésumé :
Pendant vingt-cinq ans, Lisey a partagé les secrets et les angoisses de son mari. Romancier célèbre, Scott Landon était un homme extrêmement complexe et tourmenté. Il avait tenté de lui ouvrir la porte du lieu, à la fois terrifiant et salvateur, où il puisait son inspiration.

À sa mort, désemparée, Lisey s'immerge dans les papiers laissés par Scott, s'enfonçant toujours plus loin dans les ténèbres qu'il fréquentait...

Mon avis :
Lisey est une femme n'ayant jamais existé qu'à travers son mari écrivain, et qui se retrouve soudainement veuve. 

Tout commence le jour où Scott se fait tirer dessus lors de l'inauguration d'une bibliothèque. Ce jour-là, un homme dans la foule tire sur lui, et ce même homme se fait tuer sur le champs par la pelle d'argent servant à creuser la première pelletée symbolique de terre.

A travers quelques retours en arrière, on en apprend un peu plus sur la vie du couple, et on s'aperçoit que Scott était quelque fois assez hautain par rapport à sa femme, la célébrité lui ayant donné la grosse tête.

Lisey est une femme peu épanouie, malheureusement mal dans sa peau, qui se laisse aller à une folie douce. On découvre par exemple qu'elle se laisse diriger par la voix de son défunt mari, qui lui intime des ordres sur sa conduite.

Il y a un narrateur-auteur, Stephen King, dont le protagoniste, Scott, est narrateur-personnage, et j'ai ressenti à la lecture une certaine intimité entre ces deux statuts. En effet j'ai eu la sensation qu'il y avait un peu de Stephen King dans le personnage de Scott.

Alors, certes ce roman avait tout les éléments pour être génial, mais je n'ai pas accroché. L'auteur m'a perdue et j'ai trouvé le rythme beaucoup trop long. Ceci-dit, encouragée par les avis positifs disant que la fin valait le coup, j'ai repris le livre pour le terminer quelques mois plus tard.

Au regard de ma lecture de la fin du roman, il est vrai que la fin est prenante. Ma lecture fut plus agréable que vers le milieu du roman, où je m'étais littéralement embourbée.

La fin est douce et plus romantique du point de vue du couple Lisey et Scott. Je l'ai trouvée beaucoup plus ésotérique que le début du roman et je pense que c'est l'une des raisons pour lesquelles elle m'a plu.

Pour conclure je n'ai pas un avis très positif sur ce roman, qui me laisse un goût amer. Je ne pourrais malheureusement pas vous le recommander mais je serais curieuse de savoir ce que vous en avez pensé ! Cela ne m'empêchera pas de continuer à découvrir la bibliographie de l'auteur.


Stephen King, Histoire de Lisey, Stephen King, 24 octobre 2006, 761 pages.

Vendredi 8 août 2014 à 23:08

Littérature USA

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dossier2/charliestephenking.gifRésumé :
Un homme et une femme font l'objet d'une expérience scientifique ultrasecrète du gouvernement américain sur les pouvoirs psychiques.
Tout a été prévu sauf que cet homme et cette femme auraient un an plus tard une fille : Charlie...
Elle a huit ans, elle peut anéantir le monde, il lui suffit de vouloir...

Mon avis :
Stephen King est un auteur que j'adore et même si pour le moment je n'ai lu qu'une partie de sa bibliographie, je compte bien la découvrir en détail dans les mois qui viennent. Ainsi, après avoir lu Ca, Christine, La ligne verte et Misery, j'ai lu Charlie en le découvrant par hasard en librairie.

Ce roman est arrivé au parfait moment, lorsque je recherchais un roman addictif et immersif. J'ai mis mes lectures en cours de côté pour me plonger dans Charlie, et je me suis retrouvée immergée dans cette histoire immédiatement.

L'auteur nous attire dès les premières pages dans son intrigue, auprès des deux protagonistes principaux, Charlie et son père. Très rapidement on s'aperçoit que beaucoup plus de protagonistes sont impliqués dans cette intrigues, et que leur aventure a une ampleur très importante dans la société.

A travers des transitions entre l'action présente et des retours en arrière savamment placés, on découvre peu à peu de quoi il retourne. 

Je ne vous en dis pas davantage sur l'intrigue car selon moi la quatrième de couverture en révèle juste assez. Si je devais reprocher une chose à ce roman, cela concernerait quelques lenteurs au milieu de l'intrigue. En effet il y a plusieurs jours durant lesquels les protagonistes sont peu actifs, sans vous en révéler trop, et le rythme en pâtit un peu.

Je me suis absolument régalée à la lecture de ce roman.Il mêle habilement l'intrigue d'un thriller, l'angoisse d'un roman d'épouvante, avec un suspens à couper le souffle. L'intrigue est menée de telle façon qu'on ne peut s'empêcher de continuer pour en savoir plus, et bien sûr je vous le recommande chaudement.


Stephen King, Charlie, Le Livre de Poche, 1984, 602 pages.

Vendredi 21 février 2014 à 10:00

Littérature USA

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dossier2/miseryking.jpgRésumé :
Misery, c'est le nom de l'héroïne populaire qui a rapporté des millions de dollars au romancier Paul Sheldon.
Après quoi il en a eu assez et il a fait mourir Misery pour écrire enfin le "vrai" roman dont il rêvait.
Mais il suffit de quelques verres de trop et d'une route enneigée, dans un coin perdu, pour que tout bascule...
Lorsqu'il reprend conscience, Paul est allongé sur un lit, les jambes broyées dans un accident.
Sauvé par une femme Annie.
Une admiratrice fervente.
Qui ne lui pardonne pas d'avoir tué Misery.
Et le supplice va commencer.
Sans monstres ni fantômes, Stephen King, au sommet de sa puissance, nous enferme ici dans le plus terrifiant huis clos qu'on puisse imaginer.

Mon avis :
C'est d'abord avec l'adaptation cinématographique que j'ai découvert cette oeuvre de Stephen King ; et ayant adoré ce film j'ai eu envie de découvrir le roman de l'auteur. Ma chronique sera donc orientée sur les rapports entre les deux supports, car c'est en connaissant le film que j'ai abordé le roman.
Dès les premières pages on découvre un texte très immersifs et puissant, l'auteur nous plongeant dans la tête de Paul Sheldon, notre protagoniste principal.

La plume de l'auteur ou du moins celle de son traducteur est extrêmement fluide et addictive. Le style est immersif et on ne peut s'empêcher de continuer à lire pour en savoir davantage.

L'auteur ouvre son récit in medias res et il faut quelques pages au lecteur pour comprendre dans quelle situation se trouve le protagoniste, ce qui nous le rend immédiatement attachant car on est aussi désorienté que lui.
En effet ce récit s'ouvre sur Paul Sheldon alité et perdu entre des états de veille, un sommeil sans rêves proche du coma, et des périodes d'éveil durant lesquelles la douleur est très présente. Paul ne sait d'abord pas ce qui lui arrive, où il est ni qui s'occupe de lui. Au fil des pages le brouillard se lève et, de même Paul revient à lui, le lecteur découvre l'horreur de sa situation.
Paul est un écrivain à succès dont la renommée concerne surtout une saga mettant en scène son héroïne Misery Chastain. Sa carrière est battie sur cette saga dont ses lecteurs ne se lassent pas, de même que son éditeur qui voit en Paul une source sûre de revenus. Oui mais ce n'est pas l'opinion de l'auteur lui-même de Misery, qui ne peut plus voir son héroïne en peinture et qui décide d'écrire le dernier roman de la saga en tuant son héroïne.
Il se met alors à écrire autre chose, ce dont il rêvait depuis bien longtemps, à savoir un "vrai" roman. C'est alors qu'il écrit Fast Cars, peut-être le roman dont il est le plus fier, bien que pas encore publié.

Sur ce Paul prend le volant saoul un soir et a un accident qui le prive de ses jambes, qui se retrouvent broyées. Une femme va le trouver et le ramener chez elle, et voilà comment Annie Wilkes entre dans la vie de Paul. Je ne vous en dis pas davantage sur la relation de ces deux personnages car tout l'intérêt est de découvrir ça au fil du roman, mais sachez seulement que si vous pensiez connaître l'histoire à travers le film, vous n'avez encore rien vu et de nombreuses surprises vous attendent.

En effet j'ai pour ma part été très surprise de lire le roman et de m'apercevoir à quel point il était plus riche que la version cinématographique. Le film en lui-même est une réussite et l'esprit du roman est très fidèle. Cependant le récit de départ de Stephen King reste mille fois plus complexe et plus poussé dans l'horreur des personnages. J'ai beaucoup aimé découvrir Paul qui se révèle au fil de ce que lui fait subir son bourreau. C'est un personnage attachant, intelligent et très rusé qui arrive à cerner la psychologie d'Annie pour la retourner contre elle.

Je dois prévenir les lecteurs un peu sensibles que certaines scènes sont assez rudes. Pour autant, si on m'avait annoncé des scènes à donner la nausée, je n'ai pas ressenti cela une seule fois du fait de m'y attendre. Rien n'est donc insurmontable à la lecture, cependant, que les personnes un peu sensibles se méfient.

Stephen King nous montre encore une fois à travers ce récit sa maîtrise du suspens et même si rares sont les romans que je ne lâche pas, allant même jusqu'à lire dans la rue, Misery fut de ceux-là. En un mot Misery regroupe tout à la fois un roman au suspens parfois insoutenable, des protagonistes extrêmement riches et profonds, un rythme haletant, une violence physique et psychologique très rude, le tout emmené par une écriture tranchante et enivrante.


Stephen King, Misery, Livre de Poche, 1989, 391 pages. Traduit de l'anglais pas William Desmond.

Mercredi 23 janvier 2013 à 7:00

Littérature USA

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/11219763062070.jpgRésumé :
- Tu dois le sortir de là, Paul. Il faut le sortir de là ! Tenter une évasion, mentir, prendre des risques… John Caffey doit sortir de sa cellule. Janice, la femme de Paul l’a compris. Tous le savent. Cet homme est pur… Comme l’agneau qui vient de naître, comme le Fils venu sauver les hommes. Mais la tragédie est en marche. Au bout du corridor, l’odieuse machine attend une victime. Le sacrifice doit être consommé. Alors, quand vient son tour de remonter la ligne verte, qui sauvera John Caffey ? Qui peut le sauver ? Paul Edgecombe voudrait oublier. Oublier que, parfois, il n’existe aucune différence entre le salut et la damnation éternelle. Et, lorsqu’il cherche le sommeil, ce qu’il voit, ce sont les yeux toujours humides de John Caffey, l’homme miraculeux aux larmes éternelles…


Mon avis :
Cet épisode clôt en beauté ce roman. C’est sans doute celui que j’ai trouvé le plus émouvant, en partie parce que Caffey passe sur la chaise électrique, car même si on a le temps de se faire à cette horrible injustice depuis le début du roman, on apprend à découvrir Caffey en même temps que Paul, et si des doutes persistent au début, c’est bien un innocent qui est envoyé sur la chaise électrique.

J’ai adoré le sort que l’auteur à réservé à Mister Jingles, son histoire est vraiment touchante, et Paul ne pouvait être une meilleure nounou pour cette petite souris futée. On découvre en effet que cette dernière est très heureuse, peut-être pas à Sourisville mais à un endroit où elle peut courir après une bobine de fil ! Cependant c’est sans doute l’élément qui est le plus émouvant de ce dénouement, car le lecteur a à peine le temps d’être ému de la retrouver, que la petite bête meurt déjà (pour la seconde fois, ce qui est déjà miraculeux pour une si petite bête). En effet la rencontre avec Caffey laisse des traces, et Mister Jingles en est la meilleure preuve, puisqu’il vivra quand même jusqu’à environ soixante ans ! Paul est bien sûr aussi concerné, car les bienfaits de Caffey lui ont permis de raconter son histoire à l’âge de cent quatre ans.

J’ai aussi été très touchée par l’amour qui existe entre les gardes du bloc E. En effet Paul et les autres gardes réussissent dans cet épisode la périlleuse équipée permettant à Caffey de guérir Melinda, la femme de leur patron. Ils sont tous drôles et attachants à leur manière, et leur lien, renforcé par leur aventure commune, les rend très soudés.

Et puis l’auteur ne pouvait trouver pire fin à Percy, qui avait mérité un sort à la hauteur de sa méchanceté.

Alors quid de Caffey ? Il se révèle être un homme merveilleux, plein de gentillesse, et tous les doutes persistants à son sujet s’envolent avec les dernières révélations qui apparaissent dans cet épisode.

J’ai aussi aimé le petit côté intrigue policière créé par les moments où Paul tente de disculper Caffey. Le garde arrive à dénicher des informations mais malheureusement il n’arrivera pas pour autant à faire annuler l’exécution de Caffey. Ce roman n’est pas là pour changer les codes, Caffey est noir et il avait peu de chances d’être disculpé, mais l’auteur dénonce justement ces idées arriérées et racistes, et en cela c’est une pépite.

Quant au style de Stephen King, je ne trouve rien à lui redire, car comme dans chacun de ses romans, le rythme est là, et combiné avec un style fluide, il en fait un roman addictif et efficace. Sans oublier que le fantastique est de la partie, ce qui ne lui enlève rien.

La ligne verte, est un roman génial, qui m’a énormément plu et je vous recommande de le découvrir !

 

Stephen King, La ligne verte, épisode 6, Caffey sur la ligne, Librio, 1996, 92 pages. Traduit de l’américain par Philippe Rouard.

La ligne verte en épisodes :

1. Deux petites filles mortes (mon billet)
2. Mister Jingles (mon billet)
3. Les mains de Caffey (mon billet)
4. La mort affreuse d'Edouard Delacroix (mon billet)
5. L'équipée nocturne (mon billet)
6. Caffey sur la ligne

Mardi 8 janvier 2013 à 7:00

Littérature USA

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/9782277301042FS.gifRésumé :
"J'l'ai fait. J'l'ai fait, pas vrai ?" répète John Caffey de sa voix basse. Oh, oui ! il l'a fait ! Il l'a fait pour Mister Jingles et pour Paul Edgecombe. Et ses larmes ont cessé de couler. C'est vrai, pour Delacroix, il n'y pouvait rien. Mais pourquoi ne le ferait-il pas pour Melinda ? Cette idée folle a germé dans l'esprit du gardien-chef. John Caffey, le colosse étrange et doux, le meurtrier des petites Detterick, peut sauver Melinda. Il est le seul. Paul doit seulement le conduire jusqu'à elle. Briser le règlement, immobiliser Percy, sortir le prisonnier... L'expédition est insensée. Mais Paul est allé trop loin... Une onde de choc... Une rafale de vent... Un hurlement... Et cette nuit, cette nuit terrifiante qui n'en finit pas...

Mon avis :
Dans cet avant-dernier épisode, Paul et ses collègues décident d'emmener Caffey chez Melinda, la femme de leur patron atteinte d'un cancer en phase terminale afin de le laisser utiliser son don si étrange. La tension est palpable car Paul prend ici un énorme risque pour sa carrière, mais bien sûr la plus infime chance est à tenter.
Après avoir élaboré un plan pour se débarrasser de Percy, les voilà partis, la peur au ventre. Le lecteur est avec eux dans le camion, et peut-être aussi stressé que Paul. Une fois arrivé, ce-dernier explique à Hal son idée, et par chance il les laisse faire. Il est trop désespéré pour vouloir les en empêcher. John Caffey se dirige donc vers Melinda et, comme avec Paul et Mister Jingles, lui enlève le Mal.
Oui mais cette fois-ci John ne recrache rien, car sous ses airs simples il n'est pas idiot et a une idée en tête. Paul arrivera-t-il à ramener John dans sa cellule sans se faire voir ? John se remettra-t-il de cette expérience ? Voilà les dernières questions qui sont soulevées dans cet épisode ! Un pur bonheur encore une fois.

Stephen King, La ligne verte, épisode 5, L'équipée nocturne, Librio, 1996, 88 pages. Traduit de l'américain par Philippe Rouard.

La ligne verte en épisodes :

1. Deux petites filles mortes (mon billet)
2. Mister Jingles (mon billet)
3. Les mains de Caffey (mon billet)
4. La mort affreuse d'Edouard Delacroix (mon billet)
5. L'équipée nocturne
6. Caffey sur la ligne (mon billet)

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