Quelques Pages

Mardi 29 janvier 2013 à 7:00

Littérature anglaise

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/abc.jpgDans cet épisode le fameux détective Hercule Poirot est à présent en retraite, et, fidèle à lui-même, il souhaite faire travailler ses cellules grises pour ne pas se ramollir. Pendant ce temps, son ami le capitaine Hastings revient de voyage.

Poirot reçoit une lettre mystérieuse, signée « ABC ». Hastings pense qu’il s’agit d’une simple plaisanterie mais Poirot décide de se pencher sur ce cas, et d’enquêter sur cet intriguant expéditeur.

Cette histoire nous est racontée par Hastings, ce qui fait pénétrer le lecteur dans l’intimité de ces deux amis. En effet Poirot et Hastings sont de vieux amis (le capitaine est présent dans la plupart des enquêtes de Poirot), ce qui laisse place à des scènes drôles puisqu’ils ont beaucoup de souvenirs en communs. Il y a beaucoup de respect entre eux.

L’inspecteur Japp, qui travaille pour Scotland Yard, mais qui connaît bien M. Poirot pour avoir travaillé très souvent avec lui, est également présent. J’aime beaucoup la relation entre Poirot et Japp, faussement ennemis, qui ont en réalité beaucoup de respect l’un pour l’autre.

Revenons-en à notre mystérieux ABC, qui commet des meurtres bien étranges, puisque la première victime est Mrs Ascher, retrouvée à Andover. La seconde est Betty Barnard, tuée à Bexhill. Vous avez compris ? En outre un horaire de train (appelé aussi ABC) est trouvé auprès de chaque cadavre. Le tueur semble avoir un problème avec l’alphabet ! Mais Poirot est patient, et il attend la moindre erreur du tueur pour l’appréhender.

Poirot étant Belge (il a d’ailleurs du mal à ne pas se faire appeler « le français » !), il parle parfois français, ce qui lui confère un style bien particulier auprès des anglais. J’aime beaucoup cette facette, ce qui présente en plus l’avantage d’alléger le texte anglais.

Après que l’enquête ait un peu avancée, il semblerait qu’un vendeur de bas itinérant soit suspect. Est-ce bien lui ? Comment le détective va-t-il clore son investigation ?

Je vous laisse découvrir les réponses à toutes ces questions par vous-même.

Un roman rythmé, bien écrit, des protagonistes géniaux, vous allez vous régaler !

 

Agatha Christie, The ABC murders, Harper Collins, 331 pages, 2007, 1936 pour la première publication.

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/challengecoldwinter.jpg
Challenge Cold Winter (4/6)



http://quelques.pages.cowblog.fr/images/challengelectureVO.jpg
Challenge Lecture VO (4/9)

Vendredi 25 janvier 2013 à 7:00

Littérature anglaise

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/9782253055730.jpgMiss Marple est-elle l’incarnation de Némésis, la déesse grecque de la vengeance et de la justice ? Cet étrange, ce passionnant roman d’Agatha Christie n’est pas tout à fait comme les autres. Son héroïne a vieilli, mais sa longue expérience de la vie lui permet, en partant de zéro, de résoudre un problème qui paraît insoluble.

 

Avant toute chose, une petite idée sur l’histoire qui vous attend dans ce roman, Miss Marple est contactée par un notaire, Mr Broadribb, qui lui annonce qu’un certain Mr Rafiel, mort quelques semaines plus tôt, lui a légué une somme d’argent pour que sa vieille amie se fasse plaisir, mais pour la toucher, elle doit résoudre une enquête ! Mr Rafiel, Miss Marple s’en souvient, ils avaient tous deux empêché un meurtre lors d’un séjour aux Antilles. Mais Jane Marple dispose de bien peu d’éléments, et elle va devoir user de son intuition légendaire pour arriver au bout de cette énigme.

Ce mystère nous entraîne à sa suite dès les premières pages et il est difficile de lever les yeux du roman ! En effet Miss Marple est amenée à élaborer des théories à partir de rien, et le lecteur glane les données au même rythme qu’elle ce qui donne un rythme assez addictif. Du rythme, le roman n’en manque pas car le style d’Agatha Christie est ainsi fait ; le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer, car paradoxalement même si Jane Marple est très posée et tranquille (conséquence directe de son âge), elle a aussi beaucoup de répartie, et elle poursuit ses investigations sans longueurs.

J’ai beaucoup d’affection pour Jane Marple, une vieille dame à l’air si fragile, mais qui se révèle futée et très intelligente. J’aime son air de ne pas écouter les choses qu’elle entend, tout en notant tout clairement dans son esprit. J’aime aussi le fait qu’elle résolve des mystères entre deux ouvrages au tricot, ce qui accentue son caractère posé. J’ai adoré la voir accumuler les informations au fil de son voyage, et reconstituer le puzzle si facilement.

Quant aux autres personnages, gravitant autour de l’intrigue, j’ai aimé les soupçonner et les découvrir petit à petit. En effet le lecteur se prend au jeu du détective avec une facilité déconcertante et c’est grâce à la construction que met en place l’auteur puisque le point de vue est celui de Miss Marple, et en conséquence, on voit les personnages se révéler peu à peu, et on tire nos propres conclusions, qu’elles se révèlent avérées ou pas ! En l’occurrence j’ai été menée par le bout du nez bien sûr !


Agatha Christie, Némésis, Livre de Poche, 157 pages, 2000, 1971 pour la première publication. Traduit de l’anglais par Jean-André Rey.

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/challengecoldwinter.jpg
Challenge Cold Winter (2/6)

 

Samedi 12 mars 2011 à 11:39

Littérature anglaise

Agatha Christie, raquette de tennis, ou club de golf ?

Quelle drôle d'idée ! Rassembler pour des vacances à La Pointe aux Mouettes l'ex-Mrs Strange - Mrs Audrey depuis son divorce - et Kay, la nouvelle tenante du titre, sous le prétexte d'en faire des amies... C'est de l'inconscience, pour ne pas dire plus. Car enfin, l'époux de ces dames n'a quand même pas la naïveté de croire qu'elle vont tomber dans les bras l'une de l'autre. D'ailleurs, si ces tigresses ne se sont pas encore écharpées, c'est qu'elles se retiennent. Pour l'instant. Les vertus calmantes de l'air marin, sans doute... Mais les choses n'en resteront pas là. Deux Mrs Strange sous le même toit, c'est une de trop...

Commencé le 6-03-2011

Terminé le 10-03-2011

Avec ce roman, je découvre Agatha Christie. Je suis avec beaucoup de plaisir les séries telles que Miss Marple et Hercule Poirot, mais je n'avais jamais lu l'un de ses livres. Ce livre est arrivé dans ma PAL un peu par hasard car c'est lors d'une réedition que je l'ai croisé en rayon, et la couverture m'avait beaucoup plu. J'ai été surprise par la réplique de Thomas Royde p.118 "Tu vas me prendre pour une patate". Je doute qu'Agatha Christie ait écrit ça, je trouve ça très actuel, alors doit-on blâmer le traducteur ? En tout cas ça a au moins le mérite de me donner envie de lire le roman en anglais. Neville Strange se dispute un soir avec Lady Tressilian, et cette dernière est retrouvée morte le lendemain. Pourtant les choses ne sont pas aussi simples qu'elles n'y paraissent. Et puis les deux Mrs Strange ont sûrement des choses à cacher, Audrey, l'ex-femme de Neville, et Kay, sa nouvelles femme. L'enquête est menée par Jim Leach et son oncle Battle. Jusqu'au dernier moment le doute persiste. C'est un roman qui m'a plu, de par la fluidité, le suspens, mais aussi par la qualité des protagonistes.

Agatha Christie, L'heure zéro, (Towards zero), Livre de Poche, 2007, 250 pages. Traduction de Jean-Marc Mendel.

<< Page précédente | 1 | Page suivante >>

Créer un podcast