Quelques Pages

Vendredi 25 octobre 2013 à 23:09

Littérature irlandaise

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dossier2/3femmes1fantome.jpgRésumé :
« Tout était silencieux. Scarlett conduisait. Mary regardait par la fenêtre. Sa grand-mère dormait ; elle savait que ce voyage était quelque chose d’unique. Quatre générations de femmes – je suis une femme, se disait Mary – sur la route pour une virée en voiture.

L’une morte, l’une prête à mourir, l’une au volant, et la dernière pour qui tout ne faisait encore que commencer. »

Mary ne se posait pas de questions sur le passé de sa famille. Mais quand le fantôme de son arrière-grand-mère vient lui taper sur l’épaule, c’est l’occasion pour la jeune fille de découvrir ses racines.

Mon avis :
Avant toute chose, je tiens à remercier les éditions Flammarion Jeunesse de leur confiance.
Si je n’écris la chronique de ce roman que maintenant, soit plus d'un mois après la lecture, c’est parce qu’elle m’est bien difficile à coucher sur papier.

Commençons par le début : le thème abordé par ce roman ne pouvait que me plaire. Je me sens concernée, de par ma famille, par ces générations de femmes se côtoyant et s’échangeant leur point de vue en fonction de leur éducation. Aussi, ce que j’ai aimé dans ce roman est avant tout le postulat de départ.

Cependant si je n’ai pas adhéré totalement à ce récit c’est parce que je lui reproche quelques longueurs. En effet j’ai pris le plus de plaisir en lisant les premières pages et le dénouement ; en revanche entre les deux on attend un rythme qui reste assez plat.

Alors quid de l’intrigue ? Si les personnages sont attachants et assez originaux (rappelons que l’un d’eux n’est pas vraiment présent) je n’ai pour autant pas vraiment compris où l’auteur voulait en venir. L’intrigue m’a semblé un peu floue et mal construite. Ceci étant dit, je tiens à préciser que mes propos sont à temporiser dans la mesure où j’ai lu ce roman en étant grippée, et en le lisant par courtes phases de lectures, je l’ai « picoré » en un mot, et je pense que mon avis aurait pu être tout autre si j’avais eu ce roman entre les mains à un autre moment.

En outre, j’ai mis du temps (un peu trop à mon goût) à reconnaître les protagonistes et à comprendre leurs liens. Le roman état déjà assez court, j’aurai apprécié que les relations soient plus limpides.

Concernant le style, j’ai trouvé l’écriture assez singulière, pas au sens péjoratif, mais dans le sens où on sent la patte de l’auteur. Le style n’est pas plat et la construction des phrases donne à l’ensemble un rythme assez sympathique.

Un mot à propos du cadre dans lequel se situe le roman ; si le titre évoque un « fantôme », vous ne trouverez pas ici un roman fantastique, mais bien un roman contemporain avec un personnage juste un peu singulier. En effet, sans entrer sur le terrain de l’ésotérisme, il s’agit du genre de fantôme que chacun de nous peut « rencontrer », et pas d’un fantôme caricatural et mal intentionné.

Pour conclure, j’ai du mal à parler de ce roman ; dans l’ensemble je ne vous le déconseille pas, mais je ne saurai vous pousser à le lire ; je vous invite donc à le découvrir pour vous forger votre propre opinion.


Roddy Doyle, 3 femmes et un fantôme, Flammarion, 2013, 220 pages, 2011 pour la première publication.

Mercredi 31 juillet 2013 à 23:11

Littérature irlandaise

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dossier2/lefantomedecanterville.jpgRésumé :
Une famille américaine achète un château hanté. Bruits de chaînes et taches de sang terrorisent la région depuis des siècles… Mais que peut un pauvre fantôme contre le bon sens d’un homme d’affaires, les détachants super-actifs de sa femme et la malice des enfants, toujours prêts à lui jeter des tours ?

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Mon avis :
Un petit récit fantastique dynamique qui nous emmène dans un château hanté par un gentil fantôme. Ce dernier tente de faire partir les nouveaux occupants, mais la famille n’est pas farouche et prend bientôt le dessus sur le revenant.

Je ne peux en dire beaucoup sur l’histoire car le récit étant très court, j’en dirai forcément trop, je vous laisse donc découvrir ce récit par vous-même.

J’ai notamment beaucoup aimé le passage du tapis taché, qui est anecdotique mais très drôle.

Concernant la forme, j’ai beaucoup aimé l’écriture d’Oscar Wilde, et cela me donne d’autant plus envie de découvrir Le portrait de Dorian Gray, qui me tente depuis longtemps.

Si l’ambiance peut être angoissante par moment, le récit reste drôle et bien mené, et vous fera sans nul doute passer un bon moment.

Oscar Wilde, Le fantôme de Canterville, Le Livre de Poche Jeunesse, 1979, 151 pages

Vendredi 19 avril 2013 à 7:00

Littérature irlandaise

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dracula-copie-1.jpgRésumé :
Jonathan Harker, jeune et brillant clerc de notaire, se rend pour affaires dans les Carpates, où réside son client, le comte Dracula. Celui-ci se révèle un hôte chaleureux et prévenant, mais la curiosité incite Jonathan à pousser son exploration de l’immense château toujours un peu plus loin. A travers les lettres qu’il lui envoie presque chaque jour, Mina, sa jeune épouse restée à Londres, découvre qu’une effroyable réalité se tapit dans l’ombre de la légende…

Mon avis :
Ce roman se présente sous la forme d’un récit épistolaire, qui est un genre que j’affectionne particulièrement. Cette forme de récit entraîne un décalage temporel puisque lorsque le lecteur prend connaissance de la lettre, l’action est déjà racontée donc s’est déjà produite. J’aime beaucoup cette notion, car on sait déjà que si la lettre a été écrite, c’est que le héros n’est pas mort à la suite de ses aventures ! Ainsi le présent de narration est en fait le passé ! Bref, j’ai dit que j’aimais le genre épistolaire ?

Jonathan Harker est un jeune notaire récemment diplômé, invité dans les Carpathes pour rencontrer un client qui n’est autre que le Comte Dracula. Son voyage est long, et lorsqu’il demande des informations sur son hôte, les gens non seulement se signent, mais gardent le silence. A la place de notre héros, j’aurais déjà fait demi-tour ! Mais il n’y aurait pas de roman n’est-ce pas ?! Jonathan continue donc son voyage malgré tout.

En parallèle on découvre Lucy, une amie de Mina, la fiancée de notre courageux notaire. Lucy est étrange depuis quelques temps, elle se lève la nuit et n’est plus la même aux dires de son entourage. Si ce personnage semble mineur, il ne le sera pas tant que ça.

Mina vit à Londres, et reçoit régulièrement les lettres de Jonathan la tenant informée de sa mission, mais lorsque plus aucune lettre n’arrive, elle s’inquiète du sort de son fiancé. Mina est une jeune femme très futée qui, malgré son apparente fragilité, sait aussi se montrer forte lorsqu’il s’agit de comprendre quelle est la vraie nature du Comte pour qui son fiancé travaille.

John Seward est médecin, il apparaît par rapport à Lucy, qu’il tente de soigner de son étrange mal. C’est un personnage très attachant, il s’est pris d’affection pour sa patiente. Mais il n’est pas le seul car nombreux sont les hommes qui vont succomber aux charmes de cette jeune femme.

Le docteur Van Helsing est un personnage très intelligent, c’est celui qui a l’expérience, ainsi que la sagesse. C’est un spécialiste des maladies étranges, et il est appelé par son ami Seward pour expliquer ce qui arrive à Lucy. J’ai beaucoup apprécié ce personnage, qui dès le départ en sait plus que les autres sur cet univers que l’on découvre à travers Lucy. Il épargne les plus jeunes en gardant d’abord ses théories pour lui, attendant de les confirmer avant de les verbaliser.

Renfield est un personnage repère tout au long du roman. On comprend qu’il est sous l’emprise du Comte. Son comportement est proche de la folie (il passe son temps à manger des araignées et des mouches), mais il a des moments de lucidité qui sont très enrichissants pour le Dr Seward, qui le soigne dans son hôpital psychiatrique.

Ainsi le Comte s’immisce peu à peu dans la vie de nos protagonistes, et grâce à ses pouvoirs, réussira à contrôler certains d’entre eux. Un petit groupe va ainsi se constituer (composé de Van Helsing, Seward, mais aussi Arthur, le mari de Lucy, son ami Quincey, bientôt rejoins par Jonathan) dont le but va être d’anéantir le Comte.

Durant tout le roman, les moments d’angoisse et de doute son nombreux, car les facteurs sont aléatoires entre nos héros et la réussite de leur plan pour anéantir le Comte Dracula. Ainsi le lecteur est confronté à de nombreux moment de doute, car l’entreprise du groupe peut à tout moment basculer.

Les derniers chapitres amenant vers le dénouement sont tout à la fois sublimes, et intolérables de suspens ! Cette fin m’a fait passer un incroyable moment de lecture et je me suis délectée de voir comment allait se clôturer cette histoire. Je n’en dirai rien au risque de spoiler mais c’est l’un des meilleurs dénouements que j’ai lu depuis longtemps !


Bram Stoker, Dracula, J’ai Lu, 2012, 679 pages. Traduit de l’anglais par Jacques Sirgent

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/challengeaudeladelapeur2013.jpg

Challenge au-delà de la peur
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Et ma chronique en vidéo

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