http://quelques.pages.cowblog.fr/images/51xUVwupCjLSL500AA300.jpgJ'aime les auteurs russes depuis longtemps, d'abord à travers ma mère, qui m'en a toujours fait l'éloge, et puis en découvrant différents auteurs je me suis vite aperçue qu'elle avait raison ! Ainsi quand Daniel Fattore a parlé de lire les Frères Karamazov cet été, je me suis sentie concernée ! J'ai même proposé à ma mère de m'accompagner, ce qu'elle a fait avec plaisir. Nous avons donc été plusieurs cet été à se plonger dans ce roman, et j'ai hâte de lire les autres billets ! La seule contrainte était d'avoir terminé pour le 31 Août, ce qui nous laissait de la marge. Pour ma part j'en ai profité pour rempiler avec le Défi des 1000 !

J'ai eu du mal à entrer dans ce roman. Et au regard des autres billets pondus sur le net, je ne pense pas être la seule. Tout d'abord dans la forme, ce roman est délicieux, l'auteur écrit très bien, à tel point qu'on peut oublier le fond pour se laisser porter par les mots, oui à ce point là ! C'est d'ailleurs à ça que je me suis raccrochée lorsque le fond m'a perdue ! Ce roman est déjà très réussi sur ce plan, car les qualités d'écriture sont indéniables. Le style est fluide et le langage est beau, beaucoup de mots pour dire qu'en ouvrant le livre, on se sent bien.

Quid du fond ? Là c'est autre chose, le roman est dense, mais alors vraiment ! J'ai d'ailleurs mis du temps à rédiger ce billet car c'est une lecture qui se digère ! Impossible d'en parler une fois le livre refermé, j'ai l'impression que ce roman mérite une vraie réflexion. J'ai d'abord été confrontée à tous ces personnages (ce qui fait perdre pied car on ne sait plus où le narrateur souhaite nous emmener) et puis j'ai décidé d'aborder l'oeuvre en me laissant porter par les mots (ce qui est une façon comme une autre de découvrir un auteur !). Le narrateur nous guide, nous parle, et nous emmène un peu où bon lui semble, s'attachant à chaque détail des protagonistes (nous expliquant que ces détails nous permettront d'expliquer leurs actes par la suite). En conséquence ce roman a un rythme vraiment très lent (d'ailleurs peut-on parler de rythme ?), on attend péniblement que l'histoire s'enclenche ce qui peut sembler décourageant. Malgré tout j'ai décidé de poursuivre. Ainsi, j'ai dû attendre la page 250 pour commencer à me repérer. Lorsque les personnages peuvent enfin s'exprimer, le lecteur y trouve son compte, et pourtant... Même là, les personnages se justifient tellement de chaque pas qu'ils font (soutenant et expliquant par la même occasion les thèses de l'auteur), que le roman m'est tombé des mains à plusieurs reprises (j'ai honte, fouettez-moi !)

C'est le premier roman de l'auteur que je lis, et même si cette lecture fut laborieuse, je ne suis pas contre découvrir d'autres textes plus légers.

Fédor Dostoïevski, Les Frères Karamazov, Fernand Hazan Editeur, 1967, collection Les chefs-d'oeuvre de la littérature russe. Remarquablement traduit par Elisabeth Guertik.

J'ai la chance d'avoir une très belle édition, mais elle ne totalise que 988 pages, réparties sur deux tomes, cela me fera-t-il manquer le défi des 1000 ? (DF si tu me lis, je te laisse seul juge !)

Le billet de Phil, celui de Sylvie, celui de Menon, qui l'avaient lu avant la LC de cet été.

 

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Défi des 1000 pages

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