Quelques Pages

Jeudi 1er mai 2014 à 0:00

Littérature suédoise

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dossier2/lafilledelhiver.jpgRésumé :
Mabel et Jack se sont installés il y a peu sur le territoire d'Alaska. Pourquoi une région si isolée, au climat si rude, à 50 ans ? Parce qu'ils ont perdu leur bébé il y a des années de cela et que le chagrin et le désir d'enfant qui les tenaillent encore ont tendance à les séparer l'un de l'autre. Pour eux, l'Alaska c'est l'opportunité de changer d'air, de repartir de zéro, de se retrouver enfin. Mais au milieu de cette immensité, le bonheur n'est malheureusement pas au rendez-vous. Tandis que Jack s'échine toute la journée aux champs, Mabel dépérit d'ennui dans leur cabane en bois. Et puis dans un moment d'insouciance, aux premiers jours de l'hiver, le couple sculpte un bonhomme de neige ou plutôt, une petite fille de neige. Le lendemain, ils la retrouvent fondue, les moufles et l'écharpe que Mabel lui avais enfilées ont disparu, de petites empreintes de pas partent en direction de la forêt. A compter de ce jour, Mabel et Jack surprennent, de temps en temps, une petite fille près de leur cabane. Qui est-elle ? D'où vient-elle ? Que fait-elle dans la forêt avec son renard roux ? Et puis soudain, Mabel se remémore un livre de son enfance. Un conte que son père lui lisait petite. L'histoire d'un vieux couple sans enfant qui sculpte une petite fille de neige... qui prend vie. Fantasme ou réalité ? Hallucination ou miracle ? La fillette pourrait bien se révéler la clé de ce bonheur qu'ils n'attendaient plus.

Mon avis :
Si ce roman m'a énormément plu, j'ai eu pourtant beaucoup de mal à en écrire la chronique, la preuve en est que je ne m'y mets que maintenant, soit presque un an après l'avoir lu.

Alors je ne vais pas vous expliquer l'histoire, car le résumé que nous livre la quatrième de couverture se suffit à lui même. Je vais plutôt vous parler de mon ressenti.

Cette histoire est très touchante. Le lecteur ne peut que ressentir de l'empathie pour ce couple, dont la perte d'un enfant leur a ôté tous espoir de bonheur. La part de réel et de rêvé de ce roman n'a que peu d'importance, l'important étant que cette petite fille de neige arrive à leur redonner espoir et joie.

Comme je vous le disais au début de cette chronique, j'ai lu ce roman il y a longtemps et si mes souvenirs ne sont plus très frais, j'en garde un très bon souvenir.

Si durant le roman on est un peu frustré pour ce couple que cette petite fille soit si insaisissable, on s'aperçoit qu'elle ne l'est pas tant que ça, et en réalité sa présence donne de la joie à Mabel et son mari, et c'est bien tout ce qui compte.

Ce roman est un bonbon, tout doux et très attendrissant. L'intrigue est bien menée et il n'y a pas de longueurs. Je vous recommande cette lecture, et si elle vous tente n'hésitez pas.


Eowyn Ivey, La fille de l'hiver, 430 pages, 10/18, décembre 2013. Traduit de l'anglais pas Isabelle Chapman

Mercredi 6 mars 2013 à 13:44

Littérature suédoise

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/millenium3.jpgRésumé :
Que les lecteurs des deux premiers tomes de la trilogie Millénium ne lisent pas les lignes qui suivent s’ils préfèrent découvrir par eux-mêmes ce troisième volume d’une série rapidement devenue culte.

Le lecteur du deuxième tome l’espérait, son rêve est exaucé : Lisbeth n’est pas morte. Ce n’est cependant pas une raison pour crier victoire : Lisbeth, très mal en point, va rester coincée des semaines à l’hôpital, dans l’incapacité physique de bouger et d’agir. Coincée, elle l’est d’autant plus que pèsent sur elle diverses accusations qui la font placer en isolement par la police. Un ennui de taille : son père, qui la hait et qu’elle a frappé à coups de hache, se trouve dans le même hôpital, un peu en meilleur état qu’elle…

Il n’existe, par ailleurs, aucune raison pour que cessent les activités souterraines de quelques renégats de la Säpo, la police de sûreté. Pour rester cachés, ces gens de l’ombre auront sans doute intérêt à éliminer ceux qui les gênent ou qui savent.

Côté forces du bien, on peut compter sur Mikael Blomkvist, qui, d’une part, aime beaucoup Lisbeth mais ne peut pas la rencontrer, et, d’autres part, commence à se concocter un beau scoop sur des secrets d’Etat qui pourraient, par la même occasion, blanchir à jamais Lisbeth. Mikael peut certainement compter sur l’aide d’Armanskij, reste à savoir s’il peut encore faire confiance à Erika Berger, passée maintenant rédactrice en chef d’une publication concurrente.

Mon avis :
Avant toute chose, il est difficile de parler de ce dernier tome sans spoiler sur les deux premiers, donc si vous préférez garder le mystère de la série avant de la lire, ne lisez pas ma chronique ! Ce troisième tome débute en tout logique après la fin du deuxième, en d’autres termes, Lisbeth se retrouve à l’hôpital avec une balle dans la tête, une autre dans la hanche et une dernière dans l’épaule. Mais il en faut plus pour venir à bout de cette petite nana, et contre tout espoir, elle va s’en sortir sans aucune séquelle. Zalachenko, son père qu’elle déteste, est soigné dans la chambre voisine après avoir reçu une hache dans la tête.

Si Lisbeth regrette amèrement de ne pas avoir réussi à tuer son père, ce-dernier ne la dérangera pas longtemps, car un autre de ses ennemis se chargera de l’achever.

La majeure partie de ce roman correspond au procès de Lisbeth (et nombreux sont les chefs d’accusation, entre les vols, meurtres et autres infractions), c’est vous dire à quel point il est détaillé et complet. Pour la défendre, Mikael Blomkvist a trouvé une avocate de confiance en la personne de sa sœur, Annika Gianini. Si cette-dernière craint d’abord de ne pas être à la hauteur, elle va s’avérer formidable.

Tout au long du roman, quelques rappels sont faits des tomes précédents, ce qui permet de se remettre en mémoire l’intrigue centrale si la lecture des deux autres date un peu, ce qui était mon cas. Cela n’est pas superflu car ce roman est très dense, et les personnages secondaires sont assez nombreux, donc quelques remises en mémoires sont les bienvenues.

J’ai particulièrement apprécié ce troisième tome car Lisbeth y trouve enfin des alliés. Son avocate y est pour beaucoup car elle met au point un plaidoyer absolument génial, mettant à mal tout ses détracteurs.

La tâche de Mikael est ardue car il se consacre à la recherche de preuves en faveur de Lisbeth, mais il devra en même temps lutter contre des gens bien décidés à sauver l’honneur de Zalachenko et à faire disparaître nombre de dossiers.

Comme je l’ai dit, c’est un roman très dense. En effet la facette politique est très présente puisque certains protagonistes ont un pied dans le gouvernement et d’autres dans la police secrète, sans oublier le milieu journalistique avec Mikael et Erika ; autant d’élément passionnants mais d’autant plus complexes. L’auteur n’aurait pas pu mettre en place ce suspens et cette enquête si immersive, sans évoquer aussi la politique, car cette-dernière explique beaucoup de choses, elle est donc nécessaire.

Si cet élément est indispensable, il n’en est pas moins compliqué et dense, ce qui ralenti la lecture.

Les protagonistes sont pour beaucoup dans l’intérêt que je porte à cette série.
J’ai par exemple énormément apprécié Anders Jonasson, le chirurgien de Lisbeth, qui représente le corps médical qui rebute tant Lisbeth, mais qui sort du lot car il est compréhensif, patient, et plein d’humour.

Lisbeth est une jeune femme au caractère complexe. Même après trois tomes, le lecteur ne la cerne pas totalement et se pose encore des questions à son sujet. C’est une jeune femme dont la vie est loin d’être simple, et elle s’est forgé une carapace pour se protéger, que peu de gens arrive à briser, sauf peut-être Mikael. Dans ce tome, elle reste assez silencieuse comme à son habitude, mais cette fois-ci son mutisme est expliqué ce qui la rend d’autant plus attachante. On comprend par exemple qu’elle ne répond qu’à une question explicite et pas aux questions sous-entendues. On apprend également que si elle ne parle jamais à un représentant de la loi c’est parce que par le passé, personne ne l’a jamais cru.

Mikael est un personnage majeur de ce troisième tome, et s’il aide énormément Lisbeth dans l’ombre, les deux protagonistes ne se rencontrent presque pas.

Comme dans les deux tomes précédents, l’informatique occupe une place prédominante dans l’intrigue puisque c’est le domaine dans lequel Lisbeth est la plus à l’aise.
En outre cela ancre davantage le roman dans la réalité car les hackeurs informatiques, autrefois peu nombreux, sont maintenant légion car il suffit de s’y intéresser pour s’y mettre. De plus son ami virtuel Plaigue lui sera d’une aide précieuse dans ce tome en particulier.

Enfin, concernant l’objet-livre, j’ai la trilogie en grand format, et elle est très agréable à lire car les pages ne sont pas surchargées et la police est très jolie, ce qui n’enlève rien.

Si vous ne connaissez pas encore cette série, je vous la recommande volontiers, de même que les adaptations de Daniel Alfredson, qui, bien que moins approfondies, restent très sympas à visionner.

Stieg Larsson, La reine du palais des courants d’air (Millénium tome 3), Actes Sud, 710 pages, 2007. Traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain.

 

La trilogie Millénium :

1. Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (mon billet)
2. La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette (mon billet)
3. La reine dans le palais des courants d'air

Mardi 12 février 2013 à 7:00

Littérature suédoise

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/KALLENTOFThiverjaquette.jpgMardi 31 janvier, 7h22. Il fait encore nuit à Östergötland. Cet hiver est l’un des plus froids que l’on ait connus en Suède. Ce matin-là, Malin Fors et ses collègues de la criminelle découvrent un cadavre, nu et gelé, pendu à une branche d’arbre.

Mais comment diable cet homme a-t-il atterri ici ? Meurtre ? Suicide ?  Et d’où viennent ces étranges blessures qui recouvrent son corps ? D’indice en indice, de nouveaux personnages apparaissent : les trois frères d’une certaine Maria, suspectés de viol : Joakim et Jimmy, deux adolescents pas très nets ; Valkyria et Rickard Skoglö, deux marginaux adeptes de cultes vikings. Les policiers sont perplexes.


Ce roman nous amène, aux côtés de Malin Fors, une jeune enquêtrice trentenaire, à élucider un mystérieux meurtre. Elle vit seule avec sa fille de quatorze ans, Tove, puisqu’elle s’est séparée de son mari Jan.

Malin ne vit que pour son métier, et un matin elle est appelée et va découvrir un homme nu, pendu à un arbre en forêt. Autour de lui, aucune trace, la neige a tout recouvert, et commence une enquête qui va mener les inspecteurs à se poser bien des questions. Notamment, comment est-il arrivé là-haut, alors qu’il pèse 150kg ?

Des questions, le lecteur va s’en poser aussi, entre autre à propos de Malin, qui est une femme assez mystérieuse.

Le narrateur nous offre un point de vue externe ce qui donne au lecteur une impression de voir un film se dérouler. On découvre les protagonistes en même temps que leurs actes, sans trop en savoir à leur sujet, c’est l’une des raisons pour lesquelles Malin est assez mystérieuse.

Rapidement on découvre un autre personnage important, le collègue de Malin, Zeke. Zacharias Martinson de son vrai nom, fait partie d’une chorale, et a un fils joueur de hockey. Les deux collègues fonctionnent bien ensemble, et il est très agréable de les imaginer en symbiose, travaillant dans le même sens. Mais ne les imaginez pas ensemble, il n’est pas question de ça, du moins dans ce premier tome.

On s’aperçoit rapidement que le mystérieux mort parle au lecteur dans quelques apartés. J’ai beaucoup aimé cet élément, qui m’a rappelé Mon nom est rouge, de Orhan Pamuk. Ce dernier s’appelle Bengt Andersson et le lecteur découvre peu à peu son histoire, tentant de comprendre en même temps que les inspecteurs pourquoi il a été tué. Et son histoire est sombre, ce qui n’est pas peu dire. Si on découvre beaucoup d’éléments, le mystère reste entier jusqu’à la fin sur l’identité du tueur ce qui m’a bien plu. En effet j’aime quand la fin d’un roman est haletante, mais malgré tout, cette fin m’a laissée de côté !

Le récit dure un mois puisque l’enquête se déroule sur le mois de février, et c’est sans doute l’une des explications qui ont fait que je n’ai pas accroché, car le temps du récit est assez dilué, et la ligne directrice est assez difficile à suivre.

Concernant l’enquête en question, les soupçons se posent sur plusieurs personnes, Malin et Zeke font beaucoup de route pour interroger les différents suspects.

On découvre par la même occasion le culte des Ases, un élément de la mythologie nordique que je ne connaissais pas, et sur lequel j’ai eu envie de me renseigner. Mais je ne vous en dit pas plus à ce sujet au risque de spoiler !

Le suspens prend de l’ampleur lorsqu’une deuxième victime fait son apparition, car le tueur apparait soudain sous une tout autre facette. En effet il y a une marge entre un meurtre isolé et une série de meurtres, mais je vous laisse découvrir ce mystère en lisant le roman.

J’ai aimé la petite histoire dans l’histoire, à travers le petit ami de Tove, Markus, qui a bien du mal à trouver sa place. Cela apporte beaucoup de légèreté au roman.

Les dernières pages réservent de nombreuses surprises, et j’ai beaucoup aimé la fin, que j’ai trouvée cohérente et bien construite.

J’ai senti en lisant ce roman un fort potentiel, mais malheureusement je n’ai pas réussi à entrer dedans, même en me consacrant à cette lecture plusieurs heures d’affilées. Quelque chose m’a dérangée, mais encore aujourd’hui, je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. C’est vraiment étrange parce que sur le papier, ce roman avait tout pour me plaire, mais le fait est que ça ne l’a pas fait ! Ceci dit, j’ai les 3 tomes suivants dans ma PAL et je compte refaire une tentative avec la suite !


Mons Kallentoft, Hiver, Le serpent à plume, 483 pages, 2009, 2007 pour la première publication. Traduit du suédois par Max Stadler et Lucile Clauss.

La quadrilogie Malin Fors :

1. Hiver
2. Eté
3. Automne
4. Printemps

Mercredi 25 mai 2011 à 11:53

Littérature suédoise

ombres.jpgUn matin brumeux sur l'île de Gotland. Le corps massacré d'un photographe marginal a été retrouvé dans sa cave. Le commissaire Knutas, encore marqué par la série de crimes de l'année précédente, croit d'abord à une querelle d'ivrognes qui aurait mal tourné. Il ignore qu'il vient de lever le voile d'une ténébreuse affaire. Non loin de là, la jeune Fanny, livrée à elle-même, est la proie d'un homme mûr et respecté de tous. Dans le huis clos de l'île, Knutas se fraie un chemin entre les ombres silencieuses. Ses soupçons vont le conduire là où il n'aurait jamais cru trouver l'horreur : juste à côté de lui.

Commencé le 20-05-2011

Terminé le 24-05-2011

Que de questionnements qui nous tiennent en haleine dans ce roman ! Le lecteur est balloté entre le jeune Fanny, qui a des relations violentes et forcées avec un monstre anonyme (le seul indice que l'on possède sur son identité est le pronom "il") et qui disparait un soir, Emma, jeune femme amoureuse du journaliste Johan et qui essaye de quitter son mari au doux nom de Olle, mais qui choisit la facilité et préfère oublier Johan, et l'enquête menée par Knutas. Et puis qu'est-il arrivé à Henry, qui vient de gagner beaucoup d'argent en pariant sur une course de chevaux ? L'histoire se déroule du 11 novembre au 26 décembre, ce qui n'est pas sans rappeler la série Millénium. Décidément arrivera t-on à parler d'un polar suédois sans évoquer la saga de Stieg Larsson ? Rien n'est moins sûr. Un très bon polar avec lequel j'ai passé un bon moment. Voilà qui me laisse juste une semaine pour lire les deux romans de la sélection du mois de Mai, optimisme quand tu nous tient.

 

Mari Jungstedt, Les ombres silencieuses (I denna stilla natt), première publication 2004, Plon 2008 pour la traduction française, 409 pages. Traduit du suédois par Maximilien stadler et Lucile Clauss.

 

Lu pour le Prix du Livre de Poche

Avril 2/2

Prix-des-lecteurs-2011.jpg

Vendredi 13 mai 2011 à 16:35

Littérature suédoise

lheuretrouble.jpgÀ l’heure trouble, entre chien et loup, un enfant disparaît sans laisser de trace dans les brouillards d’une petite île de la Baltique. Vingt ans plus tard, une de ses chaussures est mystérieusement adressée à son grand-père. Qui a intérêt à relancer l’affaire ? Pourquoi toutes les pistes conduisent-elles à un criminel mort depuis longtemps ?
Dans une oppressante atmosphère de huis-clos, une histoire de deuil, d’oubli et de pardon, hantée par les ombres du passé.

Commencé le 25-04-2011

Terminé le 13-05-2011

Tout d'abord la forme de ce livre me plait beaucoup. Il y a alternance d'un chapitre dans le présent et d'un chapitre dans le passé, ce dernier éclairant celui-là. L'écriture est simplement belle, jolie et plaisante. Les personnages sont nombreux car il y a beaucoup de personnages périphériques. On se prend d'affection pour Gerlof (à prononcer Yer-Lof). Etant en pleine période de devoirs entre fin avril et début mai je lisais très peu, et j'ai eu du mal à entrer dans le roman, mais malgré tout j'ai compris la structure et le déroulement de l'action. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé le cadre, la Suède avec tout ce qu'elle évoque de mystères et de noms aux consonances exotiques. Ce polar est très plaisant à lire, de plus il m'a replongé dans l'univers de Millénium, ce qui ne lui enlève rien. Les derniers chapitres, voyant l'action de décanter, sont vraiment géniaux. On a le plaisir de pouvoir anticiper un peu sur les personnages, et puis les dernières scènes sont rapides mais assez lentes pour ne pas se retrouver à la fin trop vite. Bref ce polar est excellent et c'est celui qui a remporté ma voix pour le mois d'avril.

Johan Theorin, L'heure trouble (Skumtimmen), Albin Michel 2009, 533 pages. Traduit du Suédois par Rémi Cassaigne.

 

Lu pour le prix Livre de Poche, catégorie Polar

Avril 1/2 (Il n'est jamais trop tard !)

Prix-des-lecteurs-2011.jpg

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