Quelques Pages

Jeudi 8 janvier 2015 à 12:38

Littérature française

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dossier2/SansDefensecouv.jpgRésumé :
Zotico a presque sept ans. Plus qu'un autre, il connaît les animaux de la forêt. Doli l'éléphant né le même jour que lui est un peu son parent. Bientôt Zotico ira à l'école. Mais un jour, le père du vent et le père du tonnerre deviennent fous... Leur folie guerrière n'épargne ni les éléphants, ni l'école !

Mon avis :
Cet album est ma première lecture de l'année, et je ne pouvais commencer plus en douceur. Il s'agit d'un album jeunesse dont les dessins, de Florence Koening, sont très doux, apaisants, et attendrissants. Il raconte l'histoire de Zotico, un petit garçon amené à remettre en cause ce qu'il possède suite à une tempète. Il sera très enrichissants pour les petits, le tout en quelques pages et illustré tout en douceur.

Si cet album est tendre, il reste aussi grave dans le sujet abordé et la fin est émouvante, aussi je le recommande mais il serait préférable d'accompagner la lectures pour les plus jeunes. En un mot, une petite douceur que je suis ravie d'avoir découvert.


Pinguilly Yves, Koening Florence, Sans défense, Autrement, 2015.


Lundi 29 décembre 2014 à 23:31

Littérature française

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dossier2/max.jpg
Résumé :
Le roman débute en 1936 à Steinhöring, en Bavière, dans le premier foyer du programme « Lebensborn », initié par les services de Himmler. Des femmes sélectionnées par les nazis y mettent au monde les représentants de la race aryenne, afin de créer une jeunesse parfaite, destinée à régénérer l'Allemagne, puis l'Europe occupée par le Reich. Max, un bébé qui s apprête à naître, déjà nourri de la doctrine nazie dans le ventre de sa mère, tient absolument à voir le jour le 20 avril, date anniversaire du Führer, afin d'être un prototype parfait. Max, rebaptisé Konrad, grandit, sans affection, sans tendresse, sans maman, selon les critères d'éducation de la doctrine nazie. A quatre ans, il devient la mascotte du foyer. On l'utilise pour aider à kidnapper des enfants polonais. A six ans, il fait un séjour à Kalish, une école où sont germanisés les enfants kidnappés. Là, il rencontre Lukas, un jeune Juif polonais rebelle, qui a tous les critères physiques de la race aryenne. Konrad se prend d'amitié pour lui. C'est la première fois qu il s'attache à quelqu un. A partir de cet instant, ses croyances nazies vont être sérieusement ébranlées...

Mon avis :
Etant très intéressée par la Seconde Guerre Mondiale, et voulant en savoir davantage sur les "lebensborn", c'est un jour en discutant avec ma soeur qu'elle m'a conseillé ce roman, qu'elle venait alors de terminer.

Les "lebensborn", ce sont des maisons de naissance instaurées en 1935 soit pendant le Troisième Reich et destinées à faire naître des bébés correspondant aux critères de conformation aryens. Ils étaient dirigés par Himmler et avaient pour but de créer une population standardisée de bébés forts, blonds, aux yeux bleus, bref, aux mensurations "parfaites" ; le tout mené d'une main de fer, et rigoureusement surveillé.

Ce roman raconte l'histoire de l'un de ces bébés. L'histoire nous est racontée du point de vue de Max, le tout premier bébé né dans ses conditions. Il est le fruit d'une allemande ayant été sélectionnée auparavant, et d'un officier SS.

Le fait de découvrir l'histoire à travers les yeux de Max est très intéressant car cela donne un côté naïf à cet élément historique, tout en étant très bien documenté et précis car l'auteure a malgré tout réussi à placer de nombreuses informations au fil du récit. En effet Max connaît très bien son époque et il nous explique beaucoup de choses, aussi je trouve ce choix de narration très bien amené.

C'est un roman vraiment très intéressant, prenant, immersif, et que j'ai eu du mal à lâcher. A travers les yeux de Max, c'est toute la Seconde Guerre Mondiale que l'on découvre. On apprend aussi à découvrir d'autres protagonistes charnières, dont Lukas, un jeune juif polonais que Max prend sous son aile et qui grâce à son physique proche de celui de Max, arrive à se faire passer pour allemand.

Je ne vous en révèle pas plus sur l'intrigue car elle mérite d'être découverte dans son entièreté, mais je ne peux que vous recommander ce roman, bouleversant, et dont vous ne ressortirez pas indemne.

Je pense continuer à découvrir les lebensborn et cette période historique avec un autre roman que je m'étais procuré, à savoir "Lebensborn", de Boris Thiolay.


Sarah Cohen Scali, Max, Gallimard Jeunesse, 31 mai 2012, 480 pages. 

Jeudi 20 février 2014 à 10:00

Littérature française

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dossier2/lunemauvetome3.jpgRésumé :
- Laisse tomber, souffla Nora. Tu n'as rien à te reprocher.
Je lui rendis son sourire, touchée par sa confiance. Mais hélas, j'étais loin d'être aussi catégorique qu'elle.
Il y avait tant de choses qu'elle ne savait pas.
Tant de choses que je leur cachais à tous !
Un vertige me saisit.
Petit à petit, j'avais reconstruit ma vie, mais les fondations reposaient sur des sables mouvants.
Malgré tous mes efforts, Viridan refusait de se laisser oublier.

Mon avis :
Tout d'abord je remercie les éditions Flammarion pour leur confiance.
Si j'avais été emballée par le premier tome de cette trilogie, et que le deuxième m'avait un peu laissée sur ma faim, ce dernier tome ne m'a pas convaincue davantage. je trouve que l'univers pensé par Marilou Aznar a vraiment beaucoup de potentiel mais qui reste selon moi trop peu exploité.

L'écriture est vraiment bonne et l'auteure nous embarque avec elle avec facilité.
Là où le bas blesse, c'est quand il s'agit des protagonistes, qui restent trop superficiels. Séléné, notre héroïne, est une adolescente à qui il arrive des choses assez singulières, la jeune femme se retrouvant dans une position charnière entre deux mondes différents ; et pour autant cet élément n'est pas développé comme il se doit.

Elle cache sa vie à Thomas, son amoureux, créant de nombreux quiproquos qui se révèleront néfastes pour le couple, alors que lui ne demandait qu'à partager les problèmes de Séléné.
De la même façon, les personnages sont assez agaçants car ils ne communiquent pas beaucoup et l'histoire aurait gagné en qualité si l'auteure s'était attardé sur ce point.

Cependant dans l'ensemble ce roman se lit très bien. L'intrigue est bien menée et l'auteur sait y créer du suspens, sous-tendant le récit et donnant envie d'en lire toujours plus.
Pour conclure, c''est un roman rond, bien écrit et juste qui, certes, aurait gagné à voir ses protagonistes plus détaillés, mais qui n'en reste pas moins un bon roman jeunesse que je recommande.


Marilou Aznar, Lune Mauve, tome 3, L'affranchie, Casterman, 2014, 313 pages.

Trilogie Lune Mauve
1. L'héritière (mon billet)
2. La disparue (mon billet)
3. L'affranchie

Dimanche 29 décembre 2013 à 7:00

Littérature française

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dossier2/levaldelamorteembrassee.jpgRésumé :
Vous y croyez, vous, au prince charmant ?
Jubella, une jeune journaliste, n’y croyait pas avant de rencontrer Lord Denholm, ancien magnat de la presse aujourd’hui retranché dans son manoir.
Alors qu’il lui accorde une interview exclusive, Lord Denholm lui dévoile un secret : des individus sont capables de ramener des morts à la vie grâce à un simple baiser.
Folie ? Mensonge ?
Le lendemain de cette révélation, il meurt mystérieusement. Jubella se lance alors dans sa propre enquête…

Mon avis :
Avant toute chose, merci aux éditions Flammarion de m’avoir envoyé ce roman.
J'ai mis beaucoup de temps à écrire cette chronique, car c'est le genre de roman qui demande de prendre un peu de recul pour en parler, et encore maintenant, je ne sais pas par quoi commencer.
L'idée est très bien trouvée, prendre un prince charmant et en faire un personnage cohérent et probable dans un univers contemporain ; ce n'était pas chose évidente mais selon moi l'auteur s'en tire bien. Je ne vous en dis pas plus sur l'intrigue, car la ressemblance avec les contes de fées s'arrête là.

Le lecteur va suivre dans ce roman Jubella, une jeune femme qui va se retrouver plongée dans une enquête bien étrange autour d'un mystérieux tableau.
A travers cette investigation, le lecteur découvre tout un monde de personnes pour qui la magie des contes n'a rien de fictif.

J'ai trouvé ce récit dynamique, sans longueurs, et intéressant du début à la fin. Les péripéties sont nombreuses, les révélations également, et le lecteur n'a pas le temps de s'ennuyer.
De plus ce récit baigne entre des éléments contemporains, tels que les protagonistes et le monde dans lequel ils évoluent, et d'autres plus merveilleux, comme les convictions et les concepts évoqués autour des contes.
En un mot, il s'agit d'un récit d'aventures plein d'action et de voyagesn sur un fond de conte classique, et ce mélange improbable donne naissance à un roman très original.

Pour conclure, voilà un roman singulier et bien mené qui vous fera à coup sûr voyager, et que je vous recommande.


Michel Honaker, Le val de la morte embrassée, Flammarion, 2013, 265 pages

Samedi 21 décembre 2013 à 0:25

Littérature française

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dossier2/unbuissondamarante.jpgRésumé :
« La sagesse au bout du chemin ».


Lorsque Amaury débarque à Paris dans sa classe préparatoire scientifique, il n’a de français que son passeport. Né à Phnom-Penh, il a grandi à Tanger. Cette différence lui colle à la peau : admis dans une grande école d’ingénieurs, il n’en nourrit pas moins un syndrome de l’imposteur qui va le poursuivre tout au long de sa carrière. De Java à Berkeley, en passant par Paris et Pondichéry, lui, l’apatride, est en réalité à la recherche de lui-même. Classes préparatoires, grandes écoles, MBA, start-ups, comités de direction, mais aussi courses hauturières et équitation de haut niveau : Amaury trace son chemin dans un système de castes où la cooptation est la règle et où les puissants se reconnaissent et s’adoubent entre eux.

Sur fond de chronique des quarante dernières années, ce roman d’apprentissage écrit dans un style corrosif et plein d’humour offre une réflexion profonde et nécessaire sur notre société et l’élitisme, dans les univers fascinants de l’aérospatial et de l’Internet.

Mon avis :
Avant toute chose, merci aux éditions Daphnis et Chloé de m’avoir envoyé ce roman.
J’ai ressenti en lisant ce roman un savant mélange entre des descriptions, des passages narratifs et des faits historiques. En effet j’ai trouvé l’écriture très fluide et, rien que pour la forme, ce roman est très agréable à parcourir.

Le lecteur est amené à suivre le parcours très riche du héros, et à travers son histoire le personnage principal permet au lecteur de découvrir un réel panel de la société, côtoyant différent niveau sociaux, différentes personnes, et différents pays.

J’ai trouvé ce roman assez détaillé pour prendre le temps de s’attacher à Amaury, mais aussi assez dynamique pour ne pas s’ennuyer. En effet le récit retrace la vie d’un homme, et l’auteur s’attache à nous le rendre sympathique en nous décrivant son état d’esprit, sans pour autant perdre en action. J’ai trouvé ce point très intéressant et très positif car il donne vraiment envie de progresser dans le roman pour en savoir davantage.

Je ne vous en dis pas plus sur l’intrigue car tout l’intérêt est de la découvrir par vous-même, mais je vous recommande ce roman, que j’ai trouvé pour ma part très réussi, et dont il serait dommage de passer à côté.


Adrien Sarrault, Un buisson d’Amarante, Daphnis et Chloé, 2013, 398 pages

 

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