Quelques Pages

Lundi 28 septembre 2015 à 13:45

Littérature française

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dossier2/51pJstTR0QLACUL320SR232320.jpgRésumé :
Mentine adore dépasser les limites, surtout celles de ses parents !
Exclue.
Cette sentence est tombée en novembre, à quelques jours de mon anniversaire. J'allais avoir treize ans, j'étais déscolarisée, et sur le champ e bataille de ma vie, une survivante : Johanna Estamplade ma seule amie !

L'idée de papa m'a fait l'effet d'une douche de glaçons. Sa super trouvaille était un internat spécialisé, une usine à grosses têtes. Une école où on allait me transformer en petit singe savant. Adieu Johanna, adieu toute ma vie, je pars en Suisse étudier...

Mon avis :
Avant tout je remercie les éditions Flammarion de leur confiance.
Encore une fois je me suis régalée avec ce roman, comme ça avait été le cas avec le premier.

Je l'ai dévorée quasiment d'une traite, car il est très bien mené, intéressant, et bien écrit. Mentine est une adolescente de treize ans qui, suite à une dispute qui dégénère dans son collège, est envoyée en internat par ses parents mais plus d'un commun accord qu'en guise de punition.

Je ne vous en révèle pas davantage sur l'intrigue, mais le style de l'auteur est fluide et son héroïne est très attachante. On a envie de la suivre pour la voir avancer dans la vie, et être à ses côtés dans les galères.

Les début de chapitre sont illustrés par Margaud Motin, et encore une fois l'objet-livre est très réussi. En un mot je vous recommande sincèrement ce roman, à lire dès 11 ans.



Jo Witek, Mentine, tome 2, Cette fois c'est l'internat !, Fammarion jeunesse, 2015, 269 pages. Illustrations de Margaud Motin.

Ma chronique du tome 1 (click)

Jeudi 10 septembre 2015 à 14:54

Littérature française

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dossier2/neditespasamamere.jpgRésumé:
C’est l’histoire d’une petite fille qui voulait être chanteuse de comédie musicale. Ou femme de rentier. Ou danseuse étoile. Puis trapéziste dans un cirque. Oui, trapéziste : voler là-haut, admirée de tous, habile, gracieuse, risque-tout, dans un joli justaucorps à paillettes…
Qui n’a eu ces rêves d’enfants ? Qui ne les a pas confiés à ses parents, à ses journaux intimes, aux spécialistes de l’orientation ? Mais trapéziste, ça n’est pas si facile, quand on vit assise dans un fauteuil roulant.
Charlotte de Vilmorin n’est pas devenue trapéziste, et n’a pas croisé de rentier à ce jour. Quoi que... Elle nous offre un récit merveilleux, où tout est vrai, plein de force, de rires enfantins, d’une vérité combattive : le handicap existe, et n’existe pas. Charlotte ne nous dit jamais le nom de son mal – plutôt un justaucorps de rêve qu'une complainte en fauteuil - pourtant nous la suivons dans ce récit de vie : à l’école, avec des enfants « comme les autres », à la maison, où sa mère lui apprend le combat (quelle trapéziste n'a jamais eu besoin d'endurance ?), dans les taxis spécialisés, dans ses études de communication. A Londres. Dans les bars parisiens. Et dans le monde de la publicité, aussi...
Jamais vous n’aurez autant lu et appris : le handicap n’est pas un handicap, ni un nom, ni une prison. Pas même une condition. C’est la vie qui l’emporte, parfois cruelle, souvent douce, et cette vie vous fera rire, hésiter, réfléchir. Changer.

Mon avis :
C'est ma nièce qui m'a fait découvrir cet essai, et j'ai d'abord été intriguée par le titre.
J'ai plongé dans ce roman sans trop savoir à quoi m'attendre, et j'ai immédiatement été happée par le style de l'auteure.

Ce récit autobiographique est très fluide, très drôle, et on ne peut qu'adorer Charlotte, qui nous raconte sa vie professionnelle à travers des anecdotes très concrètes. Charlotte est une jeune femme qui à cause d'une maladie se retrouve en fauteuil roulant.
Elle sait prendre du recul sur sa propre vie, et elle nous narre des moments de sa vie dans lesquels elle s'est sentie seule, ridicule ou encore perdue, mais toujours avec beaucoup d'humour.

A travers son récit, on prend conscience des difficultés de se déplacer dans Paris en fauteuil, et j'avoue avoir moi-même beaucoup appris. En effet les transports en commun sont rarement accessibles aux personnes en fauteuil, car même si les métros le sont, l'accès au métro se fait par des escaliers et descendre aux souterrains n'est pas forcément évident.
Ce n'est qu'une anecdote parmi d'autres, et j'ai vraiment apprécié ma lecture car elle permet de remettre les choses en place et de s'ouvrir les yeux sur ces réalités que des centaines de personnes vivent chaque jour et qu'un "valide" a tendance a oublier.

Ce livre se dévore, et je vous le recommande sincèrement.


Charlotte de Vilmorin, Ne dites pas à ma mère que je suis handicapée, elle me croit trapéziste dans un cirque, Grasset, mars 2015, 203 pages.

Lundi 3 août 2015 à 16:14

Littérature française

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dossier2/felicityatcocktome1.png
Résumé :
« J’ai vraiment pas de bol, il aura suffit d’une morsure, d’une seule, pour que je me retrouve embarquée dans une histoire sans queue ni tête. Je ne sais pas exactement comment ça a commencé, et je ne sais pas non plus de quelle manière tout cela va finir. Quoi qu’il en soit, celui qui fera en sorte que les jeunes vampires arrêtent de s’enterrer dans mon jardin, sera mon héros. Et si en plus il est beau, riche et intelligent, je ne me plaindrai pas ! Je veux retrouver ma vie d’avant, tranquille et… ennuyeuse à mourir. »

Mon avis :
J'ai acheté ce roman en 2013, après en avoir beaucoup entendu parler, et après avoir passé deux ans dans ma PAL, il était temps que je le lise. Pour l'anecdote, j'étais dans une panne de lecture en août, et j'ai choisi ce roman parce que j'étais à la recherche d'une lecture légère me permettant de retrouver goût à la lecture ; et j'ai découvert avec plaisir que j'avais fait le bon choix !

Ce qui m'a en premier lieu plu dans ce roman est l'humour de l'auteur. Son héroïne Félicity est une petite nana futée qui nous parle à la première personne et à qui il arrive des péripéties assez singulières.

Je ne vous en dis pas davantage car la quatrième de couverture révèle juste ce qu'il faut mais sachez que l'auteur parvient à faire cohabiter subtilement vampires, anges, démon et j'en passe, et ce n'est pas une mince affaire ! J'ai adoré suivre Félicity dans son quotidien, entre surnaturel et boutique de chocolat ! 

Je me suis régalée avec ce roman, j'ai ri, j'ai eu peur, j'étais curieuse. Ce premier tome est un vrai page-turner et si j'ai l'occasion de lire le second tome je le ferai avec plaisir. D'ailleurs il me reste le tome 1 des Etoiles de Noss Head dans ma PAL, et je compte bien le lire sous peu pour continuer à découvrir l'auteure.


Sophie Jomain, Félicity Atcock, tome 1, Les anges mordent aussi, Rebelle, 2011, 299 pages.

Vendredi 17 avril 2015 à 15:42

Littérature française

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dossier2/mentine.png
Résumé :
Mentine adore dépasser les limites, surtout celles de ses parents !
- 9,5 ! a hurlé papa avec une tête de serial killer.
Ma fille a sauté deux classes, a le QI d'Einstein et elle n'obtient pas la moyenne à son passage en troisième !
Dans ces conditions, ce sera donnant donnant.
Une année scolaire pourrie égale un été pourri !

C'est comme ça que j'ai été privée de mon stage de surf et de mes copines. La sentence est tombée : mon père me condamne à deux mois d'exil dans le Larzac. J'allais me retrouver sous la flotte à bouffer du fromage de chèvre dans un horrible sweet en polaire.

Mon avis :
Ce qui m'a beaucoup plus dès le départ lorsque j'ai reçu ce roman jeunesse, c'est l'objet-livre ! En effet étant une grande amatrice des illustrations de Margaud Motin, je trouve la couverture vraiment très réussie. De plus le papier est épais et de bonne qualité, ce qui est assez rare pour être mentionné. Enfin, la police et la mise en page sont très agréables et donnent envie de se plonger dans le texte immédiatement.

Concernant le fond, j'ai adoré ce roman, je l'ai trouvé très drôle et léger. Les dialogues entre Mentine et ses parents sont ceux d'une ado rebelle, mais sont vraiment justes et bien écrits. De plus certaines scènes avec Raoul, l'ami de sa grand-mère qui l'héberge dans le Larzac, sont vraiment rigolotes. Le dénouement est bien sûr prévisible, mais il n'en est pas moins très bien mené et plaisant.

Le personnage de Mentine est très attachant. C'est une jeune fille au premier abord assez superficielle qui va se retrouver, comme le titre l'indique, privée de réseau, et qui va être amenée à revenir à l'essentiel. Alors certes le thème n'est pas innovant, mais sincèrement l'auteure l'aborde de façon intéressante et on ne s'ennuie pas une seconde. J'ai dévoré ce roman, je l'ai lu d'une traite et je l'ai adoré. D'ailleurs je viens de recevoir le tome 2 et j'ai hâte de le lire ! Je vous le recommande, dès 10 ans. 



Jo Witek, Mentine, tome 1, Privée de réseau !, Flammarion jeunesse, 2015, 233 pages. Illustrations de Margaud Motin.

Mardi 14 avril 2015 à 15:26

Littérature française

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dossier2/LettresaDolly.jpg

Résumé :
Six mois nous séparent encore, Dolly. C'est long, je le sais. Mais nous en viendrons à bout, tu verras. Je t'écrirai le plus souvent possible et te raconterai tout, tout, tout, comme avant.

Dolly, la grand-mère chérie de Rébecca, est retenue au loin, pour 180 jours exactement. Et si la famille refuse de parler de ce qui s'est passé, Rébecca décide, elle, de communiquer coûte que coûte avec Dolly. A travers ses lettres, elle lui fait tout partager : ses joies, ses amours, ses colères...

Mon avis :
Etant une grande amatrice des romans épistolaires, je n'ai pas hésité longtemps lorsque Flammarion a proposé de m'envoyer ce roman. Je me suis régalé à la lecture de ce court roman.

D'abord la lecture est très fluide de part la forme du roman. Il se lit très rapidement. On n'assiste pas à un échange de lettres, puisqu'il s'agit uniquement de Rébecca qui raconte son quotidien pour tenir sa grand-mère informée, mais elle ne reçoit pas de lettres en retour. Il existe d'ailleurs beaucoup de mystères autour de Dolly, car on ne saura jamais la raison de son absence de 180 jours ; et après tout, ce n'est pas le propos.

Et puis ê
tre aux côtés de Rebécca et la suivre dans sa vie à travers ses écrits est très plaisant. En effet j'ai beaucoup aimé le fond du roman. La jeune fille écrit sur tout, et se confie à sa grand-mère sur des sujets variés comme les garçons, ses parents et ses émotions. Elle est très attachante et j'ai trouvé le texte bien mené.

Ce roman se lit en une petite heure et il vous fera passer un très bon moment de lecture. Je vous le recommande.


Yaël Hassan, Lettres à Dolly, Casterman Poche, 2015, 74 pages.

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