Quelques Pages

Vendredi 28 février 2014 à 10:00

Littérature USA

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/confrerie2.jpgRésumé :
Une guerre fait rage à l'insu des humains. Six vampires protègent leur espèce contre la Société des éradiqueurs. Ils sont regroupés au sein de la mystérieuse Confrérie de la dague noire.
Rhage est le plus redoutable et le plus dangereux d'entre eux, car il est victime d'une terrible malédiction : son démon peut s'éveiller à tout moment et mettre en péril ceux qui l'entourent. Pourtant, lorsqu'il est un jour chargé de la protection de Mary, une humaine, Rhage voit en elle son destin et son salut.
Quant à Mary, atteinte d'un mal incurable, elle a depuis longtemps cessé de croire au destin ou aux miracles, et la vie éternelle n'est à ses yeux qu'une douce illusion. Tout va changer lorsqu'elle rencontrera les guerriers de la Confrérie... et surtout Rhage.

Mon avis :

J'ai lu le premier tome de cette saga il y a quelques mois et, bien que l'ayant beaucoup aimé, j'ai tardé à découvrir la suite. C'est motivée par une envie de romance et par celle de terminer mes séries en cours que j'ai décidé de lire ce roman, et je suis ravie m'être replongée dans la Confrérie car je me suis régalée avec ce deuxième tome.
J'ai adoré retrouver l'univers viril et compliqué de ces guerriers ainsi que leurs rapports fusionnels avec leurs compagnes.

Ici le
guerrier que l'on découvre est Rhage, Hollywood pour les intimes, surnommé ainsi à cause de son physique parfait. Rhage va rencontrer par hasard Mary ; une humaine venue rendre service à John Matthews, une jeune homme issu de la Confrérie ; et va tomber amoureux d'elle. Alors que la jeune femme fait l'interprète pour John, qui est sourd, Rhage ne peut pas supporter l'idée de ne plus la revoir, et va tout faire pour se rapprocher d'elle. Mais comme rien n'est simple pour nos guerriers, il va être confronté au refus de Mary de s'investir dans une relation, et à celui de la Vierge Scribe qui ne l'estime pas beaucoup.

La malédiction de Rhage est de devoir vivre avec un monstre en lui, une bête surpuissante et difficilement maîtrisable. Cette malédiction va d'abord le tenir éloigné de Mary car en sa présence il a du mal à contrôler cette bête et a peur de blesser la jeune femme.
Cependant le respect de Rhage et l'intelligence de Mary vont malgré tout leur permettre de se rapprocher, pour notre plus grand plaisir. En effet le courant passe entre nos deux protagonistes et on adore les voir ensemble.

La lecture est fluide, immersive et très addictive. Une fois plongée dans la lecture de ce tome, j'ai eu du mal à lever les yeux avant la fin du roman.

Tous les autres guerriers sont présents, ainsi on retrouve Kohler que l'on avait découvert dans le premier tome ; pour autant ils sont très peu présents, chaque tome mettant en avant un seul et unique guerrier à la fois.
On peut donc reprocher à l'auteure le fait que les protagonistes soient trop discrets car une fois que le tome consacré à un guerrier est passé, on ne le retrouve plus du tout ou presque, ce qui est un peu dommage.

La confrérie est composée de guerriers vampires puissants mais aussi tous plus attachants les uns que les autres et c'est ce qui rend cette saga si addictive. Chaque guerrier porte son lot de secrets et on voudrait tous les connaître.
A peine fini ce deuxième tome, j'ai entamé le troisième, preuve, s'il en fallait, que j'apprécie beaucoup cette série. Bien sûr si vous ne connaissez pas encore la Confrérie de la dague noire, je ne peux que vous la recommander.


J. R. Ward, L’amant éternel (La confrérie de la dague noire, tome 2), Milady, 569 pages, juillet 2010 (2006 pour la première édition), traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Laurence Murphy.

La série Confrérie de la dague noire
1. L’amant ténébreux (mon billet)
2. L’amant éternel
3. L’amant furieux
4. L’amant révélé
5. L’amant délivré
6. L’amant consacré
7. L’amant vengeur

Vendredi 21 février 2014 à 10:00

Littérature USA

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dossier2/miseryking.jpgRésumé :
Misery, c'est le nom de l'héroïne populaire qui a rapporté des millions de dollars au romancier Paul Sheldon.
Après quoi il en a eu assez et il a fait mourir Misery pour écrire enfin le "vrai" roman dont il rêvait.
Mais il suffit de quelques verres de trop et d'une route enneigée, dans un coin perdu, pour que tout bascule...
Lorsqu'il reprend conscience, Paul est allongé sur un lit, les jambes broyées dans un accident.
Sauvé par une femme Annie.
Une admiratrice fervente.
Qui ne lui pardonne pas d'avoir tué Misery.
Et le supplice va commencer.
Sans monstres ni fantômes, Stephen King, au sommet de sa puissance, nous enferme ici dans le plus terrifiant huis clos qu'on puisse imaginer.

Mon avis :
C'est d'abord avec l'adaptation cinématographique que j'ai découvert cette oeuvre de Stephen King ; et ayant adoré ce film j'ai eu envie de découvrir le roman de l'auteur. Ma chronique sera donc orientée sur les rapports entre les deux supports, car c'est en connaissant le film que j'ai abordé le roman.
Dès les premières pages on découvre un texte très immersifs et puissant, l'auteur nous plongeant dans la tête de Paul Sheldon, notre protagoniste principal.

La plume de l'auteur ou du moins celle de son traducteur est extrêmement fluide et addictive. Le style est immersif et on ne peut s'empêcher de continuer à lire pour en savoir davantage.

L'auteur ouvre son récit in medias res et il faut quelques pages au lecteur pour comprendre dans quelle situation se trouve le protagoniste, ce qui nous le rend immédiatement attachant car on est aussi désorienté que lui.
En effet ce récit s'ouvre sur Paul Sheldon alité et perdu entre des états de veille, un sommeil sans rêves proche du coma, et des périodes d'éveil durant lesquelles la douleur est très présente. Paul ne sait d'abord pas ce qui lui arrive, où il est ni qui s'occupe de lui. Au fil des pages le brouillard se lève et, de même Paul revient à lui, le lecteur découvre l'horreur de sa situation.
Paul est un écrivain à succès dont la renommée concerne surtout une saga mettant en scène son héroïne Misery Chastain. Sa carrière est battie sur cette saga dont ses lecteurs ne se lassent pas, de même que son éditeur qui voit en Paul une source sûre de revenus. Oui mais ce n'est pas l'opinion de l'auteur lui-même de Misery, qui ne peut plus voir son héroïne en peinture et qui décide d'écrire le dernier roman de la saga en tuant son héroïne.
Il se met alors à écrire autre chose, ce dont il rêvait depuis bien longtemps, à savoir un "vrai" roman. C'est alors qu'il écrit Fast Cars, peut-être le roman dont il est le plus fier, bien que pas encore publié.

Sur ce Paul prend le volant saoul un soir et a un accident qui le prive de ses jambes, qui se retrouvent broyées. Une femme va le trouver et le ramener chez elle, et voilà comment Annie Wilkes entre dans la vie de Paul. Je ne vous en dis pas davantage sur la relation de ces deux personnages car tout l'intérêt est de découvrir ça au fil du roman, mais sachez seulement que si vous pensiez connaître l'histoire à travers le film, vous n'avez encore rien vu et de nombreuses surprises vous attendent.

En effet j'ai pour ma part été très surprise de lire le roman et de m'apercevoir à quel point il était plus riche que la version cinématographique. Le film en lui-même est une réussite et l'esprit du roman est très fidèle. Cependant le récit de départ de Stephen King reste mille fois plus complexe et plus poussé dans l'horreur des personnages. J'ai beaucoup aimé découvrir Paul qui se révèle au fil de ce que lui fait subir son bourreau. C'est un personnage attachant, intelligent et très rusé qui arrive à cerner la psychologie d'Annie pour la retourner contre elle.

Je dois prévenir les lecteurs un peu sensibles que certaines scènes sont assez rudes. Pour autant, si on m'avait annoncé des scènes à donner la nausée, je n'ai pas ressenti cela une seule fois du fait de m'y attendre. Rien n'est donc insurmontable à la lecture, cependant, que les personnes un peu sensibles se méfient.

Stephen King nous montre encore une fois à travers ce récit sa maîtrise du suspens et même si rares sont les romans que je ne lâche pas, allant même jusqu'à lire dans la rue, Misery fut de ceux-là. En un mot Misery regroupe tout à la fois un roman au suspens parfois insoutenable, des protagonistes extrêmement riches et profonds, un rythme haletant, une violence physique et psychologique très rude, le tout emmené par une écriture tranchante et enivrante.


Stephen King, Misery, Livre de Poche, 1989, 391 pages. Traduit de l'anglais pas William Desmond.

Jeudi 20 février 2014 à 10:00

Littérature française

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dossier2/lunemauvetome3.jpgRésumé :
- Laisse tomber, souffla Nora. Tu n'as rien à te reprocher.
Je lui rendis son sourire, touchée par sa confiance. Mais hélas, j'étais loin d'être aussi catégorique qu'elle.
Il y avait tant de choses qu'elle ne savait pas.
Tant de choses que je leur cachais à tous !
Un vertige me saisit.
Petit à petit, j'avais reconstruit ma vie, mais les fondations reposaient sur des sables mouvants.
Malgré tous mes efforts, Viridan refusait de se laisser oublier.

Mon avis :
Tout d'abord je remercie les éditions Flammarion pour leur confiance.
Si j'avais été emballée par le premier tome de cette trilogie, et que le deuxième m'avait un peu laissée sur ma faim, ce dernier tome ne m'a pas convaincue davantage. je trouve que l'univers pensé par Marilou Aznar a vraiment beaucoup de potentiel mais qui reste selon moi trop peu exploité.

L'écriture est vraiment bonne et l'auteure nous embarque avec elle avec facilité.
Là où le bas blesse, c'est quand il s'agit des protagonistes, qui restent trop superficiels. Séléné, notre héroïne, est une adolescente à qui il arrive des choses assez singulières, la jeune femme se retrouvant dans une position charnière entre deux mondes différents ; et pour autant cet élément n'est pas développé comme il se doit.

Elle cache sa vie à Thomas, son amoureux, créant de nombreux quiproquos qui se révèleront néfastes pour le couple, alors que lui ne demandait qu'à partager les problèmes de Séléné.
De la même façon, les personnages sont assez agaçants car ils ne communiquent pas beaucoup et l'histoire aurait gagné en qualité si l'auteure s'était attardé sur ce point.

Cependant dans l'ensemble ce roman se lit très bien. L'intrigue est bien menée et l'auteur sait y créer du suspens, sous-tendant le récit et donnant envie d'en lire toujours plus.
Pour conclure, c''est un roman rond, bien écrit et juste qui, certes, aurait gagné à voir ses protagonistes plus détaillés, mais qui n'en reste pas moins un bon roman jeunesse que je recommande.


Marilou Aznar, Lune Mauve, tome 3, L'affranchie, Casterman, 2014, 313 pages.

Trilogie Lune Mauve
1. L'héritière (mon billet)
2. La disparue (mon billet)
3. L'affranchie

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