Quelques Pages

Lundi 30 décembre 2013 à 7:00

Littérature USA

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/whenbeautytamedthebeast.jpgRésumé :
Miss Linnet Berry Thrynne is a Beauty…
Naturally, she’s betrothed to a Beast.
Piers Yelverton, Earl of Marchant, lives in a castle in Wales where, it is rumoured, his bad temper flays everyone he crosses. And rumor also has it that a wound has laft the earl immune to the charms of any woman.
Linnet is not any woman.
She is more than merely lovely: her wit and charm brought a prince to his knees. She estimates the earl will fall madly in love-in just two weeks.
Yet Linnet has no idea of the danger posed to he own heart by a man who may never love her in return.
If she decides to be very wicked indeed… what price will she pay for taming his wild heart?

Mon avis :
Eloisa James s'est employée dans ce roman à réécrire l'histoire de La Belle et la Bête. Ce récit est définitivement moderne, et parfaitement réussi. Il s'agit d'une romance mettant en place deux protagonistes, Miss Thryne et Piers Yelverton, deux héros très attachants et singuliers.

Nos deux héros n'ont à priori rien de commun, et la jeune fille appréhende un peu sa rencontre avec un homme dont elle n'entend pas que du bien. Cependant elle n'a pas le choix, et va devoir s'adapter, elle qui ne rêve que de belles histoires idéales. Linnet m'a beaucoup plu, je l'ai trouvé parfois un peu naïve, tout en restant intéressante et drôle.

Cependant le personnage le plus charismatique reste pour moi Piers Yelverton, dont l'inspiration assumée vient de Dr House. Piers n'a de "bête" que sa réputation car cet homme, bien que marqué par la vie, laisse place à des dialogues très drôles et pleins de piques.

De plus l'activité de médecin de Piers donne le pendant à la romance, mettant en place des scènes plus dynamiques, ce qui donne du rythme au roman. Les fans du diagnosticien boiteux seront comblés, car le personnage est très bien retranscrit.

Pour conclure, pas de mièvreries dans cette romance, qui est très bien menée, très drôle et vraiment prenante du début à la fin.


Eloisa James, When Beauty tamed the Beast, Avon historical romance, 2011, 374 pages.

Dimanche 29 décembre 2013 à 7:00

Littérature française

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dossier2/levaldelamorteembrassee.jpgRésumé :
Vous y croyez, vous, au prince charmant ?
Jubella, une jeune journaliste, n’y croyait pas avant de rencontrer Lord Denholm, ancien magnat de la presse aujourd’hui retranché dans son manoir.
Alors qu’il lui accorde une interview exclusive, Lord Denholm lui dévoile un secret : des individus sont capables de ramener des morts à la vie grâce à un simple baiser.
Folie ? Mensonge ?
Le lendemain de cette révélation, il meurt mystérieusement. Jubella se lance alors dans sa propre enquête…

Mon avis :
Avant toute chose, merci aux éditions Flammarion de m’avoir envoyé ce roman.
J'ai mis beaucoup de temps à écrire cette chronique, car c'est le genre de roman qui demande de prendre un peu de recul pour en parler, et encore maintenant, je ne sais pas par quoi commencer.
L'idée est très bien trouvée, prendre un prince charmant et en faire un personnage cohérent et probable dans un univers contemporain ; ce n'était pas chose évidente mais selon moi l'auteur s'en tire bien. Je ne vous en dis pas plus sur l'intrigue, car la ressemblance avec les contes de fées s'arrête là.

Le lecteur va suivre dans ce roman Jubella, une jeune femme qui va se retrouver plongée dans une enquête bien étrange autour d'un mystérieux tableau.
A travers cette investigation, le lecteur découvre tout un monde de personnes pour qui la magie des contes n'a rien de fictif.

J'ai trouvé ce récit dynamique, sans longueurs, et intéressant du début à la fin. Les péripéties sont nombreuses, les révélations également, et le lecteur n'a pas le temps de s'ennuyer.
De plus ce récit baigne entre des éléments contemporains, tels que les protagonistes et le monde dans lequel ils évoluent, et d'autres plus merveilleux, comme les convictions et les concepts évoqués autour des contes.
En un mot, il s'agit d'un récit d'aventures plein d'action et de voyagesn sur un fond de conte classique, et ce mélange improbable donne naissance à un roman très original.

Pour conclure, voilà un roman singulier et bien mené qui vous fera à coup sûr voyager, et que je vous recommande.


Michel Honaker, Le val de la morte embrassée, Flammarion, 2013, 265 pages

Samedi 28 décembre 2013 à 16:00

Mes acquisitions

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/acquisitions.jpg
Alors qu'ai-je acquis en cette semaine de Noël ?

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dossier2/28122013.jpgKyoko, Ryu Murakami, Picquier poche

Un seul livre sous le sapin, ce qui était volontaire car, n'ayant pas beaucoup de temps pour lire en ce moment, je ne voulais pas augmenter ma PAL.

Et vous, quelles acquisitions cette semaine ?

Samedi 21 décembre 2013 à 0:25

Littérature française

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/dossier2/unbuissondamarante.jpgRésumé :
« La sagesse au bout du chemin ».


Lorsque Amaury débarque à Paris dans sa classe préparatoire scientifique, il n’a de français que son passeport. Né à Phnom-Penh, il a grandi à Tanger. Cette différence lui colle à la peau : admis dans une grande école d’ingénieurs, il n’en nourrit pas moins un syndrome de l’imposteur qui va le poursuivre tout au long de sa carrière. De Java à Berkeley, en passant par Paris et Pondichéry, lui, l’apatride, est en réalité à la recherche de lui-même. Classes préparatoires, grandes écoles, MBA, start-ups, comités de direction, mais aussi courses hauturières et équitation de haut niveau : Amaury trace son chemin dans un système de castes où la cooptation est la règle et où les puissants se reconnaissent et s’adoubent entre eux.

Sur fond de chronique des quarante dernières années, ce roman d’apprentissage écrit dans un style corrosif et plein d’humour offre une réflexion profonde et nécessaire sur notre société et l’élitisme, dans les univers fascinants de l’aérospatial et de l’Internet.

Mon avis :
Avant toute chose, merci aux éditions Daphnis et Chloé de m’avoir envoyé ce roman.
J’ai ressenti en lisant ce roman un savant mélange entre des descriptions, des passages narratifs et des faits historiques. En effet j’ai trouvé l’écriture très fluide et, rien que pour la forme, ce roman est très agréable à parcourir.

Le lecteur est amené à suivre le parcours très riche du héros, et à travers son histoire le personnage principal permet au lecteur de découvrir un réel panel de la société, côtoyant différent niveau sociaux, différentes personnes, et différents pays.

J’ai trouvé ce roman assez détaillé pour prendre le temps de s’attacher à Amaury, mais aussi assez dynamique pour ne pas s’ennuyer. En effet le récit retrace la vie d’un homme, et l’auteur s’attache à nous le rendre sympathique en nous décrivant son état d’esprit, sans pour autant perdre en action. J’ai trouvé ce point très intéressant et très positif car il donne vraiment envie de progresser dans le roman pour en savoir davantage.

Je ne vous en dis pas plus sur l’intrigue car tout l’intérêt est de la découvrir par vous-même, mais je vous recommande ce roman, que j’ai trouvé pour ma part très réussi, et dont il serait dommage de passer à côté.


Adrien Sarrault, Un buisson d’Amarante, Daphnis et Chloé, 2013, 398 pages

 

Jeudi 19 décembre 2013 à 16:17

Littérature USA

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/ZleromandeZeldahd.pngRésumé :
Elle a 17 ans, c’est une belle du Sud, petite dernière choyée d’une famille très bourgeoise de Montgomery, exubérante et fantasque. Quand elle le rencontre lors d’un bal, il a 21 ans, porte l’uniforme et veut vivre de sa plume. Il tombe immédiatement sous le charme et se lance dans une cour acharnée. Elle brave les conventions et accepte d’épouser l’aspirant écrivain… Ils se marient à New York quelques semaines après la sortie de son premier roman, L’Envers du paradis. Le livre est un immense succès, et les deux amoureux deviennent instantanément célèbres. Elle, c’est Zelda ; lui, c’est Scott : ils viennent d’entrer dans la légende. Ils sont jeunes, beaux et riches, inséparables, et leur vie est un tourbillon de fêtes effrénées entre Paris, Hollywood et la Riviera française où ils fréquentent les expatriés de la « génération perdue ». Pourtant, une insatisfaction profonde s’empare bientôt de Zelda, fatiguée de jouer les muses pour un mari de plus en plus irritable et distant. Artiste talentueuse dotée d’un véritable style, elle retrouve des passages entiers de son journal dans les romans de Fitzgerald ; et quand elle écrit à son tour des nouvelles, elles sont publiées… sous le nom de Scott. Tandis que celui-ci s’enfonce dans l’alcoolisme, la délaisse pour son nouvel ami Hemingway (qui la déteste), l’accuse de tous les maux et surtout de l’empêcher de travailler, Zelda se tourne vers le ballet, sa passion de toujours. Mais quand on lui offre de danser professionnellement, une nouvelle fois, Scott lui coupe les ailes, il a besoin d’elle et sa place est à son côté, pas sur une scène. Alors, épuisée physiquement et mentalement, déchirée entre son amour et son besoin profond d’exister, elle s’effondre. C’est le début d’une longue descente aux enfers : séjours en sanatorium, puis en clinique psychiatrique, où elle subit les diagnostics erronés, l’abrutissement des médicaments et la barbarie des électrochocs. Pourtant, même internée, elle trouve encore la force de créer ; elle peint et écrit fiévreusement dès que la maladie relâche son étau, publie un roman autobiographique, expose ses toiles… sans jamais trouver la reconnaissance qu’elle mérite. Jusqu’à sa mort atroce dans l’incendie de l’asile où elle est enfermée, Zelda se sera battue pour échapper à l’ombre de l’homme qu’elle a aimé à la folie. Ce roman lui rend enfin sa voix.

Mon avis :
Avant toute chose, je tiens à remercier Babelio ainsi que les éditions Michel Lafon pour m'avoir permis de recevoir ce roman.
Ce récit nous amène à découvrir Zelda, une jeune femme timide dont la rencontre avec Scott Fitzgerald va bouleverser la vie. L’auteur nous précise que si certains faits sont historiques, d’autres sont imaginés. Ainsi, il ne faut pas prendre ce roman pour parole d’évangile, et garder à l’esprit que l’auteur à comblé les points sombres en imaginant une réalité à ses deux protagonistes.

A travers Zelda, l’auteur nous parle bien évidemment de son mari Scott ; cet homme se révèle assez difficile à vivre, pris par ses rendez-vous de promotions et ses heures de travail penché sur sa feuille.
J’ai aimé découvrir les parcours parallèles de ses deux personnes. En effet de par la vie de Scott Fitzgerald, les deux personnages sont très souvent séparés, et si on les voit évoluer séparément, leurs chemins n’en restent pas moins très liés.

L’écriture est au centre de l’intrigue car si Scott deviendra un écrivain mondialement reconnu, Zelda aussi écrit beaucoup, et son travail est fortement apprécié. De plus l’écriture est le centre d’intérêt principal de Scott, et c’est ce qui rythme sa vie.

Au fil des pages on perçoit aisément la souffrance de notre héroïne, car elle est souvent seule et Scott n’est pas forcément très délicat envers elle. De plus elle vit pour son homme, dont elle est folle, au point même de s’en oublier elle-même. L’auteur nous laisse même percevoir que vers la fin de sa vie Zelda perdra l’esprit.

Le style est fluide et ce roman est très immersif, j’ai beaucoup aimé replonger à chaque fois dans cette histoire, et si elle n’en est pas moins très dense, le récit reste léger et agréable à parcourir.

En filigrane de ce roman on retrouve régulièrement Ernest Hemingway, auquel Scott fait souvent référence. En effet les deux écrivains sont contemporains, et j’ai trouvé très intéressant d’apprendre que ces personnes se côtoyaient et ont pu s’influencer l’un et l’autre.

Pour conclure, je ne peux que vous recommander ce roman, qui est très bien écrit, très riche et extrêmement pertinent si la vie des écrivains vous intéresse.


Thérèse Anne Fowler, Z Le roman de Zelda, Michel Lafon, mai 2013, 426 pages. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Laure Joanin.

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