Quelques Pages

Jeudi 28 février 2013 à 8:00

Littérature USA

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/lchange.jpgMackie Doyle donnerait n’importe quoi pour avoir une vie normale, jouer de la basse et passer du temps avec la fille solitaire aux yeux pailletés. Mais la petite ville de Gentry cache de sombres secrets. Il y a seize ans, Mackie a été échangé contre un nouveau-né : il est un « remplaçant ». Il vient en fait d’un monde terrifiant où d’obscurs tunnels côtoient des eaux noires et pestilentielles.

Lorsque ceux qu’il aime sont menacés, Mackie n’a pas le choix : il doit affronter les créatures des entrailles de Gentry. Un combat à mort pour trouver enfin sa place, dans notre monde… ou dans le leur.

Lu le 17-02-2013

J’ai beaucoup aimé ce roman, et si je lui reproche quelques petites choses, j’ai quand même passé un bon moment. Commençons par les points positifs ; Mackie, notre personnage principal, est un adolescent un peu particulier puisqu’il n’est pas humain, Malcolm (de son vrai nom) a été placé dans le berceau d’un bébé humain pour le remplacer, une légende encore assez peu exploitée dans la littérature, du moins à ma connaissance.

Le roman se base donc sur cette légende, selon laquelle les « Autres » échangent parfois l’un des leurs contre un bébé humain, en guise de sacrifice. La plupart du temps le bébé « remplaçant » ne survit pas, mais Mackie Doyle a fait exception !

Mackie est donc un peu différent, et si on ne sait pas exactement à quoi il ressemble physiquement, on se doute qu’il sort du lot. Sa singularité lui donne une maturité, et un recul sur sa génération qui sont très intéressants. En cela, j’ai trouvé que ce roman pouvait parler à beaucoup d’adolescent car il évoque la différence dans un large spectre, et l’on sait comme l’adolescence est une période où l’on doute de son apparence.

Entre autre caractéristique difficile à vivre, Mackie ne supporte par le contact de l’inox, ce qui peut sembler dérisoire, mais qui complique d’autant plus la vie du jeune adolescent.

Emma, sa grande sœur, est l’une des seules à le respecter et à vouloir son bien, ce qui nous la rend très attachante, c’est le personnage doux, auprès duquel Mackie est toujours à l’aise.

Tate est également un personnage féminin attachant, c’est une jeune fille qui est dans la même classe que Mackie, et si elle est plus rebelle, c’est du moins comme ça que l’ai perçue, elle respecte Mackie et l’apprécie à sa juste valeur.

En parlant de camarade de classe, j’ai trouvé que ce roman retranscrivait fidèlement une ambiance de lycée, entre les cours, les couloirs, et les rapports entre élèves, je n’ai relevé aucune fausse note.

Comme toujours dans les romans mettant en scène un adolescent, il faut un meilleur copain, celui qui est toujours là, quoi qu’il arrive. Ici c’est Roswell. C’est l’un des seuls avec qui Mackie peut être lui-même. Oui car si je parle ici surtout de ses amis, vous vous doutez bien que ce n’est pas la majorité. Mackie est insulté et écarté du groupe toute la journée, c’est la raison pour laquelle ses amis ont une place si importante. 

Au fil du roman, Mackie va de plus en plus mal, aussi sa sœur, qui est prête à tout pour aider son petit frère, va se renseigner auprès de Janice, une fille de son âge et qui est « comme Mackie ». Elle obtient de cette façon les bons produits pour lui, mais ce n’est pas gratuit, et si Emma ne le sait pas tout de suite, Mackie va devoir rembourser ses produits d’une façon ou d’une autre.

Nous arrivons donc au sujet central du roman, puisqu’au fil des pages, on découvre petit à petit l’univers sombre duquel provient Mackie. Le jeune adolescent va bientôt rencontrer la Morrigane, une femme très mystérieuse, et assez respectée des « Autres ». Elle accomplit des sacrifices par le sang, ceux-là même qui expliquent ces échanges dont est issu Mackie.

Ainsi on découvre le « crassier » qui est le nom que porte l’univers en sous-sol de ces monstres.

Les reproches que je fais à ce roman sont peu nombreux, mais j’ai noté que le « crassier » avait un fort potentiel. L’auteur aurait pu s’attacher davantage à la description de ce lieu, et des personnages qui y vivent. Cette facette du roman aurait gagnée à être plus décrite et plus présente. J’aurais apprécié que le mode de vie des « Autres » soit plus explicite car ces passages sont seulement survolés.

Pour conclure, j’ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman, qui nous fait voyager ; mais je lui reproche d’être resté en peu superficiel alors que le sujet abordé aurait pu être mieux exploité.


Brenna Yovanoff, L’échange, Michel Lafon, 2012, 331 pages, 2010 pour la première publication. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Isabelle Saint-Martin

Mercredi 27 février 2013 à 8:00

BD/Manga

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/fruitsbaskettome2couv.jpgTohru vit avec Yuki, Kyô et Shiguré Soma, trois garçons qui ont la particularité de se transformer en l’un des douze animaux du zodiaque chinois lorsqu’une femme se jette dans leurs bras ou qu’ils reçoivent un grand choc sur la tête. Un jour, à la fête culturelle du lycée, la jeune fille voit apparaître deux autres membres de cette famille mystérieuse. Mais ceux-ci sont beaucoup plus réservés sur l’amitié qui unit la jeune fille à certains des Soma…

Lu le 18-02-2013

Dans ce deuxième tome de la série, le lecteur entre un peu plus dans l’intimité de la famille Soma, en même temps que Tohru puisqu’elle vit avec eux.

On apprend que Shiguré est écrivain, ce qui le rend d’autant plus attachant aux yeux de Tohru, qui respecte beaucoup cette profession.

La haine qui existe entre Kyô et Yuki nous est un peu éclaircie, elle s’explique parce que les deux garçons sont avant tout jaloux l’un de l’autre. Ils ne communiquent presque pas, ce qui les empêche de s’expliquer et de régler leur différend.

En parlant de Yuki, il a des traits fins et un physique assez androgyne ce qu’il n’assume pas vraiment. Il est mystérieux et semble meurtri par la vie, ce qui, j’espère, sera développé dans les tomes suivants.

Hatori est un personnage qui fait son apparition dans ce tome, il est médecin mais il ne soigne que sa famille. En effet, le lecteur apprend par la même occasion que les Soma sont très nombreux. Il a la capacité d’effacer la mémoire, ce qui sert bien la famille pour protéger leur secret.

Comme je l’ai dit, la famille Soma est très grande, et on apprend dans ce tome qu’elle vit dans un quartier entier, répartie entre l’ « extérieur » et l’ « intérieur ». L’idée est que ceux qui se changent en l’un des douze animaux du zodiaque vivent à l’intérieur afin d’être un peu protégés, mais ce n’est pas le cas de Yuki et Kyô qui ont préférés vivre à l’extérieur.

J’ai beaucoup aimé ce deuxième tome, qui fait découvrir un peu plus au lecteur les secrets de la famille Soma. Je trouve notamment le personnage de Yuki de plus en attachant pour ma part. Il a un côté mystérieux très intéressant. J’espère aussi en apprendre plus sur Tohru, qui sous ses airs enjoués, cache une grande peine.


Natsuki Takaya, Fruits Basket, tome 2, Delcourt, 205 pages, 2002, 1999 pour la première publication.

Mardi 26 février 2013 à 8:00

Littérature USA

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/pouruntweetavectoi.jpgAuteure d’un presque Pulitzer, Abigail Donovan tarde à mettre le point final à son prochain roman. Aussi, lorsque son agent lui ouvre un compte Twitter, se prend-elle au jeu des tweets, retweets, hashtags, etc.

« MarkBaynard », professeur d’université en congé sabbatique et twitteur averti, devient l’un de ses followers les plus assidus. Entre la jeune femme et lui, va naître un échange jubilatoire plein de réparties spirituelles et de références aussi drôles qu’inattendues. Grâce à cette étonnante rencontre virtuelle, Abby va retrouver l’inspiration et le goût de vivre. Mais pourquoi rester enfermée devant son écran alors que Mark parcourt le monde ?

Lu le 16-02-2013

Ce roman se présente pour la plus grande partie sous forme d’échanges de tweets, ce qui allège la mise en page et qui donne beaucoup de rythme à la lecture. J’ai apprécié cet élément, et c’est une des raisons pour lesquelles j’ai adoré ce roman. De plus je suis une grande amatrice des romans épistolaires, et j’ai trouvé que c’était une version moderne du genre ce qui m’a séduite.

Ainsi le rythme est vif car non seulement la mise en page est dynamique, mais les deux personnages principaux sont plein de répartie et d’humour, ce qui accentue cet élément. Il n’y a donc pas de longueurs, car le roman est très bien mené.

Les deux protagonistes sont très attachants, chacun à leur manière. Abby est une jeune femme un peu déprimée et lasse, mais elle sait prendre du recul sur elle-même et en conséquence elle est toujours drôle ; de plus ses discussions avec Mark lui redonne peu à peu la joie de vivre. Mark est un peu plus mystérieux, on en sait moins à son sujet car le point de vue adopté est celui d’Abby, et s’il se dévoile peu à peu, Abby reste sur ses gardes. Elle ne tient aucune de ses révélations pour acquises car elle se doute qu’il est aisé de mentir sur le net, mais peu à peu elle lui fait confiance.

A travers le personnage d’Abby, le roman évoque l’activité d’écriture et les doutes qui vont avec. En effet cette femme écrivain est dans une phase de blocage en plein milieu de son dernier roman. Elle est malmenée d’une part par son éditeur qui lui met une pression importante par rapport aux délais prévus par leur contrat, mais aussi par elle-même, qui déprime de ne plus réussir à écrire. Mais on découvre également le bonheur d’un écrivain lorsque l’inspiration revient, et j’ai beaucoup apprécié ces scènes.

Les répliques de chacun des personnages sont pleines de références, notamment à la culture télévisuelle américaine des années 80 et 90, et si je n’ai pas compris la totalité des références, j’ai beaucoup apprécié cet élément.

Ainsi c’est un roman dans l’ensemble plein d’humour, léger et vif, ce qui m’a fait passer un excellent moment de lecture, et je vous le recommande sincèrement.


Teresa Medeiros, Pour un tweet avec toi, Milady Romance, 2012, 284 pages, 2011 pour la première édition. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Emmanuelle Ghez.

Lundi 25 février 2013 à 12:00

C'est lundi, que lisez-vous ?

Nous sommes lundi !

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Le "C'est lundi, que lisez-vous ?" est un rendez-vous de la blogosphère instauré en français par Mallou et ensuite repris par Galleane.
C'est donc l'heure de faire le point sur mes lectures de la semaine passée, ma lecture en cours, et mes lectures à venir cette semaine.

Cette semaine, pour la première fois, j'ai décidé de faire ce bilan aussi par écrit, donc n'hésitez pas à me donner votre opinion sur ce petit changement.

La semaine dernière j'ai lu

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http://quelques.pages.cowblog.fr/images/epouvanteur1.jpg  http://quelques.pages.cowblog.fr/images/FairytailTome1.jpg
 
Cinquante nuances plus sombres
, EL James, JC Lattès
Fruits basket, tome 2, Natsuki Takaya, Delcourt
L'apprenti Epouvanteur, Joseph Delaney, Bayard jeunesse
Fairy Tail, tome 1, Hiro Mashima

En ce moment je lis

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Dead as a doornail, Charlaine Harris, Ace
La reine dans le palais des courants d'air (millénium tome 3), Stieg Larsson, Actes Sud

La semaine prochaine je pense lire

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L'amant ténébreux (Confrérie de la dague noire, tome 1), J. R. Ward, Milady

Et le point en vidéo



A bientôt !

Dimanche 24 février 2013 à 7:00

BD/Manga

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/fruitsbaskettome1couv.jpg

Tohru, mignonne et courageuse lycéenne, vivait sous une tente, dans les bois. Recueillie pour ses talents en matière de travaux ménagers par la famille de Yuki Soma, un de ses camarades de classe, Tohru vit maintenant entourée de garçons dans une grande maison. Mais ce qu’elle ignore, c’est que la famille Soma est victime d’une malédiction cachée. Certains de es membres se transforment, dans des circonstances particulières, en un des douze animaux du zodiaque chinois ! Avec d’aussi étranges personnages, la nouvelle vie de Tohru va lui réserver de nombreuses surprises.

Lu le 15-02-13

J’ai entendu beaucoup de  bien de cette série, mais si je me suis lancée dedans, c’est un peu par hasard, après avoir récupéré presque toute la série, dont ma nièce ne voulait plus. Et j’ai adoré ce premier tome !

Ce tome met en place l’intrigue et les personnages, donc peu de révélations incroyables, mais je l’ai beaucoup apprécié.

Le premier protagoniste que l’on découvre est Tohru, une jeune fille qui vit momentanément dans une tente durant les travaux qui ont lieu dans la maison de son grand-père. Un jour elle rencontre Yuki, un jeune garçon, qui lui propose rapidement de l’héberger, d’autant plus qu’il pourra profiter des talents de cuisinière de la jeune fille. Cet élément va bouleverser le cour des choses puisque de fil en aiguille, Tohru va apprendre à connaître toute la famille Soma, notamment leur secret, clé de voûte de toute la série.

Le lecteur s’aperçoit dès les premières pages que les signes du zodiaque ont une importance capitale dans l’intrigue, ce qui m’a charmée car c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup. En effet, je pense notamment à la légende autour du chat, qui met en place beaucoup d’éléments à propos des protagonistes, et qui donne le ton à la série.

Tohru regrette de ne pas être née sous le signe du chat depuis que sa mère lui a raconté cette légende ; et Kyô, l’un des habitants de la maison, est justement né sous ce signe, ce qui va rapprocher automatiquement ces deux personnages. Kyô est très mystérieux, il a du mal à assumer sa malédiction, et a donc beaucoup de mal à parler de lui, mais c’était sans compter sur la douce Tohru. En outre il existe une forte rivalité entre ce dernier et Yuki, les deux garçons étant assez haineux l’un envers l’autre, mais cet élément reste encore mystérieux dans ce premier tome.

Enfin, un élément mineur mais très plaisant, l'auteur a disséminé quelques petits mots à son lecteur le long de son récit, ce qui coupe un peu le fil de l'histoire et permet de donner du rythme à la lecture.
Je me suis régalée avec ce tome d’ouverture, mais vous l’aurez compris, et j’ai hâte de découvrir les suivants !


Natsuki Takaya, Fruits basket, tome 1, Delcourt, 205 pages, 2002, 1999 pour la première publication.

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