Quelques Pages

Vendredi 31 août 2012 à 14:36

Littérature russe

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/51xUVwupCjLSL500AA300.jpgJ'aime les auteurs russes depuis longtemps, d'abord à travers ma mère, qui m'en a toujours fait l'éloge, et puis en découvrant différents auteurs je me suis vite aperçue qu'elle avait raison ! Ainsi quand Daniel Fattore a parlé de lire les Frères Karamazov cet été, je me suis sentie concernée ! J'ai même proposé à ma mère de m'accompagner, ce qu'elle a fait avec plaisir. Nous avons donc été plusieurs cet été à se plonger dans ce roman, et j'ai hâte de lire les autres billets ! La seule contrainte était d'avoir terminé pour le 31 Août, ce qui nous laissait de la marge. Pour ma part j'en ai profité pour rempiler avec le Défi des 1000 !

J'ai eu du mal à entrer dans ce roman. Et au regard des autres billets pondus sur le net, je ne pense pas être la seule. Tout d'abord dans la forme, ce roman est délicieux, l'auteur écrit très bien, à tel point qu'on peut oublier le fond pour se laisser porter par les mots, oui à ce point là ! C'est d'ailleurs à ça que je me suis raccrochée lorsque le fond m'a perdue ! Ce roman est déjà très réussi sur ce plan, car les qualités d'écriture sont indéniables. Le style est fluide et le langage est beau, beaucoup de mots pour dire qu'en ouvrant le livre, on se sent bien.

Quid du fond ? Là c'est autre chose, le roman est dense, mais alors vraiment ! J'ai d'ailleurs mis du temps à rédiger ce billet car c'est une lecture qui se digère ! Impossible d'en parler une fois le livre refermé, j'ai l'impression que ce roman mérite une vraie réflexion. J'ai d'abord été confrontée à tous ces personnages (ce qui fait perdre pied car on ne sait plus où le narrateur souhaite nous emmener) et puis j'ai décidé d'aborder l'oeuvre en me laissant porter par les mots (ce qui est une façon comme une autre de découvrir un auteur !). Le narrateur nous guide, nous parle, et nous emmène un peu où bon lui semble, s'attachant à chaque détail des protagonistes (nous expliquant que ces détails nous permettront d'expliquer leurs actes par la suite). En conséquence ce roman a un rythme vraiment très lent (d'ailleurs peut-on parler de rythme ?), on attend péniblement que l'histoire s'enclenche ce qui peut sembler décourageant. Malgré tout j'ai décidé de poursuivre. Ainsi, j'ai dû attendre la page 250 pour commencer à me repérer. Lorsque les personnages peuvent enfin s'exprimer, le lecteur y trouve son compte, et pourtant... Même là, les personnages se justifient tellement de chaque pas qu'ils font (soutenant et expliquant par la même occasion les thèses de l'auteur), que le roman m'est tombé des mains à plusieurs reprises (j'ai honte, fouettez-moi !)

C'est le premier roman de l'auteur que je lis, et même si cette lecture fut laborieuse, je ne suis pas contre découvrir d'autres textes plus légers.

Fédor Dostoïevski, Les Frères Karamazov, Fernand Hazan Editeur, 1967, collection Les chefs-d'oeuvre de la littérature russe. Remarquablement traduit par Elisabeth Guertik.

J'ai la chance d'avoir une très belle édition, mais elle ne totalise que 988 pages, réparties sur deux tomes, cela me fera-t-il manquer le défi des 1000 ? (DF si tu me lis, je te laisse seul juge !)

Le billet de Phil, celui de Sylvie, celui de Menon, qui l'avaient lu avant la LC de cet été.

 

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Défi des 1000 pages

(1/1)

Mercredi 29 août 2012 à 11:35

Littérature USA

Stephen King, fantastiqueChristine est belle, racée, séduisante. Elle aime les sensations fortes, les virées nocturnes et le rock'n'roll des années héroïques. Depuis qu'elle connaît Arnie, elle est amoureuse. Signe particulier : Christine est une Plymouth "Fury", sortie en 1958 des ateliers automobiles de Détroit. Une seule rivale en travers de sa route : Leigh, la petite amie d'Arnie...

Ce roman met en scène Christine, une voiture qui a tout d'une femme, et qui ensorcèle Arnie. Peu de surprise, dès le départ l'ambiance que crée l'auteur laisse présager que cette voiture n'est pas un simple véhicule, mais un protagoniste à part entière, et pas des plus gentil. La suite du roman ne fait que confirmer cette idée, et pourtant on ne s'ennuie pas une seconde. Chaque personnage sait attirer notre attention par son histoire, ses questionnements et son expérience ; chaque personnage est fascinant. J'ai dévoré ce roman de bout en bout, ne le lachant qu'après l'avoir terminé (ce qui était parfait après la découverte des Frères Karamazov, car j'ai retrouvé avec bonheur une lecture active).

J'aime l'ambiance qui émane de ce roman, car on sent que les personnages sont tendus, comme dominés par l'aura de Christine. On sent qu'Arnie perd pied, on sent qu'il se passe quelque-chose de grave et que même ses proches n'arrivent pas à le ramener à la réalité, même pas son meilleur ami Dennis.

Que dire de Leigh ? J'ai beaucoup aimé ce personnage, à la fois par son côté fragile (Dennis la prend sous son aile), et courageux (elle tient tête à Arnie (et à Christine, je n'en dirai pas plus)). C'est une jeune femme intéressante et qui trouve bien sa place dans ce trio infernal (Arnie-Leigh-Christine). Et puis elle a le mérite de dévoiler la facette sensible de Dennis, le rendant d'autant plus attachant.

La tension ne fait que monter jusqu'à un point critique dans les dernières pages, où on veut savoir, on tourne les pages, et on est avec les personnages, que l'on voudrait aider. J'ai aussi adoré l'épilogue qui (comme toujours avec l'auteur), ne nous laisse pas de répit et laisse présager que l'histoire n'est pas finie.

J'aime décidément la plume de Stephen King et je vais m'empresser de découvrir les autres romans de l'auteur se trouvant dans ma PAL.

Stephen King, Christine, Livre de Poche 2011, 411 pages. Traduit de l'américain par Marie Milpois

stephen king,fantastique


Challenge Gilmore Girls

(3/3)

Lundi 27 août 2012 à 12:45

Mes acquisitions

 

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Aujourd'hui je voudrais vous parler de liseuse.

Pourquoi ? Car j'ai une histoire avec ce concept.

Tout d'abord j'étais tentée par cet objet au regard des billets enthousiastes des blogueurs, mais j'ai mis du temps avant de l'adopter à mon tour.

Oui, j'ai mis du temps avant de l'accepter totalement, j'ai d'abord effectué un premier achat en novembre 2011 dont je parlais ici.

Et pourtant, j'ai renvoyé cette liseuse un mois plus tard, oui je sais c'est étonnant ! La raison ? Je ne me sentais pas concernée par cet objet. J'étais heureuse d'avoir tenté l'expérience mais je n'ai pas réussi à trouver ma place face à cette technologie.

Et figurez-vous qu'en mai 2012 j'ai re-commandé une liseuse ! Deux fois plus étonnant ! Alors pourquoi tant de haine ? Parce que j'ai regretté de m'en être séparée. Oui je ne sais pas ce que je veux, vous pouvez le dire !

Mais à présent je sais que je vais garder ma liseuse ! Je l'ai adoptée !

Déjà parce que je n'ai pas l'impression d'être infidèle aux livres papiers, car je n'achète sur liseuse que des romans disponibles uniquement en format numérique, ou encore des romans moins chers dans cette version, mais que je continue plus que jamais les achats papier.

Ensuite parce que j'ai appris à apprécier cet objet et que j'ai trouvé mon utilisation rien qu'à moi.

Et enfin parce que je lis de plus en plus en anglais, et que l'offre anglophone sur Kindle est juste géniale !

Plus récemment j'ai même (et cela est assez étonnant pour être souligné) tenté ma mère, qui est aussi une lectrice passionnée. Et elle se balade même avec Alfred dans le rer ! Tout arrive !

Alors si vous hésitez à passer le cap de l'achat, posez toutes les questions qui vous taraudent ! Et puis vous qui avez une liseuse et qui êtes accro, parlez-nous de votre idylle !

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