Quelques Pages

Vendredi 30 septembre 2011 à 23:00

Littérature anglaise

http://quelques.pages.cowblog.fr/images/northangerabbey.jpgRésumé :
Jane Austen jugeait désuet l'engouement de son héroïne Catherine Morland pour les terrifiants châteaux moyenâgeux de Mrs Radcliff et les abbayes en ruine du préromantisme anglais. Parodie du roman gothique, satire pleine de saveur de la société anglaise qui prenait ses eaux à Bath, Northanger abbey est aussi le roman très austenien du mariage et très moderne du "double jeu".

Commencé le 27-09-2011

Terminé le 30-09-2011

Mon avis :
Le roman s'ouvre sur la description de Catherine Morland et de sa famille, gens  assez pauvres mais riches par le coeur. La jeune Catherine Morland a 17 ans, un âge cher à Jane Austen puisque c'est celui auquel une jeune fille fait son entrée dans le monde. C'est aussi l'âge auquel le jeune fille devient femme et par la même occasion, jolie. Les ingrédients de Jane Austen sont toujours les mêmes, une famille nombreuse, des jeunes filles à marier, des villages anglais, et des bals ; mais le fait est que le gâteau est bon !  Les histoires sont toujours différentes, les protagonistes ne se ressemblent pas , et enrichissent l'oeuvre de Jane Austen. Cette dernière se révèle, par l'ensemble de son oeuvre, une auteure talentueuse et fine. Ce roman diffère des autres, parce que Catherine n'a pas pour projet le mariage, ce-dernier arrive à elle par hasard. (Merci Henry). En outre la littérature y tient une large place, ce qui est génial puisqu'on découvre à travers les yeux de Catherine et Isabelle, les goût personnels de l'auteure. Le temps de ce roman est court, puisque qu'il dure approximativement un an. Ainsi le lecteur découvre de nouveaux personnages et s'étonne encore, même pour les fans qui connaissent la bibliographie complète ! Pour en revenir au roman, Catherine se rend à Northanger Abbey (au chapitre 18), qu'elle découvre avec joie, et, pleine des romans qu'elle aimait tant lire, se prend à imaginer des scénarios effrayants dans les différentes pièces. Dans les dernières pages, Henry rétablit la vérité entre Catherine et son père le général Tilney, ce qui traduit son intelligence (que l'on découvre à plusieurs  reprises tout au long du roman). En effet un malentendu était né de la faute de John (un grossier menteur) concernant le fortune de Catherine. Henry est en effet instruit et ouvert d'esprit, et tient des conversations passionnées avec Catherine sur les romans. C'est donc tout naturellement que ces deux personnages se marient.

Ce roman fut une lecture commune presque à la minute près avec Laura, et je l'en remercie !

 

Jane Austen, Northanger Abbey, 10/18, 1980, 285 pages. Traduit de l'anglais par Josette Salesse-Lavergne. Note biographique de Jacques Roubaud.

 

Lu dans le cadre du Challenge Jane Austen et du Challenge Classique (11/27)

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Jeudi 29 septembre 2011 à 7:00

La citation du jeudi

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Plus d'infos chez Chiffonnette !

 

-Pourquoi tant de hâte ? dit le Dr Board. Elle est bien tranquille dans son enveloppe de béton. Une momie en somme.

Wilt n'en était pas si sûr. Avec vingt tonnes de béton sur la tête Judy, qui avait été une poupée fort souple, n'avait pas pu résister à la pression. Elle avait explosé, c'était couru, et la police ne trouverait qu'un bras de poupée vide. Ils ne se donneraient pas la peine de tirer du trou une poupée en morceaux.

-Qui plus est, continuait le directeur des Machines, si le bras dépasse ils pourront relever des empreintes sans attendre.

Wilt eut un sourire en coin. Avec Judy ils auraient du mal à trouver des empreintes. Il finit son café avec plus de plaisir qu'il ne l'avait commencé et partit faire cours aux secrétaires de direction. Elles étaient excitées comme des puces en chaleur.

 

Tom Sharpe, Wilt 1, p.117

Mardi 27 septembre 2011 à 7:00

Sur la toile

Adaptation ITV, réalisée par Iain B. Mac Donald, 2007.

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Avec Billie Piper (Fanny), Blake Ritson (Edmund), et Hayley Atwell (Miss Crawford).

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De pauvre condition, Fanny Price est placée dès l'âge de dix ans chez son oncle et sa tante, dans la somptueuse demeure de Mansfield Park. Fanny est élevée avec ses cousins plus âgés, qui la méprisent ; seul Edmund fait preuve de gentillesse. Au fil des ans, la gratitude qu'elle éprouve pour Edmund se transforme en amour secret. Cependant, l'arrivée à Londres des Crawford va compliquer encore la vie de Fanny...

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Cette adaptation est fidèle au roman, sauf pour quelques libertés prises par le réalisateur (comme la couleur des cheveux de Fanny qui devient blonde alors que Jane Austen spécifie dans son roman qu'elle est brune).

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Les acteurs traduisent bien l'ambiance, qui est selon moi assez lourde puisque Fanny se sent jugée et doit sans cesse faire ses preuves pour se démarquer de ses cousins. De plus ces derniers sont froids et distants ce qui tend à centrer l'action sur Fanny et Edmund. J'aime ce duo, ces acteurs vont bien ensemble et incarnent proprement leurs personnages.

L'évolution de l'intrigue correspond tout à fait à celle du roman, et le jeu des acteurs est sans fausse notes. En outre les moments un peu longs et plats du roman ont été coupés, ce qui rend l'action rapide. En un mot cette adaptation est plutôt réussie, et cela fait d'elle un film plaisant.


Vu dans le cadre du Challenge Jane Austen

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Lundi 26 septembre 2011 à 22:19

Littérature anglaise

Wilt-1.jpgProfesseur de culture générale d'un lycée technique à Londres, Henry Wilt aborde la quarantaine dans un état critique. Alors qu'il tente à longueur de journée d'instruire une bande d'adolescents qui se soucient du sonnet shakespearien comme de leur premier porridge, sa femme Eva saisit la moindre occasion pour le harceler. Et tout y passe : son manque d'ambition, sa virilité de mollusque, son goût immodéré pour la bière. Wilt ne peut que grommeler en subissant ces réprimandes. Jusqu'à cette fameuse soirée, où ridiculisé une fois de trop, il décide de supprimer celle qui fait de sa vie un enfer.

Commencé le 21-09-2011

Terminé le 25-09-2011

Ce qu'il y a de bien chez Sharpe, c'est qu'on est sûr de rire et de découvrir des scènes cocasses, voire même coriaces ! Ici, le sous-titre en dit long ! Wilt, héros éponyme, est un homme assez classique, professeur de culture générale. Sa femme Eva est une dinde crédule et plutôt cruche, qui se laisse influencer par Sally (Sally la salope, la bien nommée), une nymphomane féministe (c'est en réalité plus complexe, mais à vous de la découvrir). En parlant d'elle, j'aime la relation Sally/Gaskell, conflictuelle et en même temps tendre. Ce roman se compose d'une succession d'absurdités et d'aberrations propres à Tom Sharpe, et c'est ce qui fait son originalité. Henry Wilt est un mari frustré qui se laisse emporter dans un cercle vicieux, parti d'apparences trompeuses (et fâcheuses !). Les flics sont de gros lourds bornés et idiots, les fonctionnaires sont indiscrets et insipides, les femmes sont superficielles, bref Tom Sharpe épargne peu de gens. Voilà un bon roman, vif et drôle. Voilà aussi un auteur que j'aimerais découvrir en VO, et je me suis justement procuré The Wilt Inheritance, à voir !

Tom Sharpe, Wilt tome 1, ou comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore, 10/18, 1982, 288 pages. Première publication 1976. Traduit de l'anglais par François Dupuigrenet-Desroussilles.

Vendredi 23 septembre 2011 à 7:00

Sur la toile

Aujourd'hui, j'aimerais (après tout le monde) vous parler de la saison 1 de Trueblood, que j'ai fini de visionner il y a peu.

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Je suis un jour tombée par hasard (ça peut faire mal !) sur un épisode à la télévision, épisode bien sûr pris tout seul parmi ceux de la première saison, et pourtant j'ai accroché tout de suite. Par la suite les horaires de diffusion ne m'ont plus permis de continuer (bon en fait j'avais oublié sur quelle chaîne ça passait !) et c'est assez récemment que ma soeur (c'est bien les soeurs quand même !) m'a proposé la saison 1 sur clef USB, à moi donc le visionnage.

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J'ai regardé ces épisodes en VO (sous-titré français), et j'ai tout de suite accroché aux voies, aux ambiances, chose qui devient plus difficile une fois doublé. Le résumé le voici :

true-blood-3.jpgAyant trouvé un substitut pour se nourrir sans tuer (du sang synthétique), les vampires vivent désormais parmi les humains. Sookie, une serveuse capable de lire dans les esprits, tombe sous le charme de Bill, un mystérieux vampire. Une rencontre qui bouleverse la vie de la jeune femme...

J'avoue avoir adoré cette saison. Les personnages sont profonds, ils évoluent, et apprennent à  vivre avec les vampires (certains plus que d'autres !). Mais les vampires c'est vilain, alors les humains sont un peu tendus ! Sookie, elle, le vit bien, il faut dire que son vampire à elle est le seul gentil ! Bref de bons moments passés à regarder cette série, et je pense me mettre à la saison 2, il serait temps !

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Je me suis aussi offert les romans de Charlaine Harris, pour pouvoir découvrir cet univers encore un peu plus, et lire en VO (tant qu'à faire !).

True Blood, saison 1, réalisée par Alan Ball.

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