Quelques Pages

Mardi 30 août 2011 à 13:53

Littérature anglaise

jane eyre.jpgJane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l'Angleterre victorienne et à trouver l'amour... Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foi en son avenir, une intrigue où se succèdent mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles : le plaisir de lire Jane Eyre est toujours aussi vif. Comme elle, on veut croire que rien n'est écrit d'avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.

Commencé le 14-08-2011

Terminé le 26-08-2011

Cela fait longtemps que je souhaite lire ce roman. J'ai profité d'un passage à la bibliothèque de ma ville (lieu que je fréquente peu étant habituée à acheter mes livres) pour l'emprunter, et j'en suis ravie. Dès les premières lignes, j'ai ressenti le plaisir que l'on a à entrer dans un classique. La plume de Charlotte Brontë est magnifique, fine, recherchée et le plaisir commence avec ça. Sans parler du plaisir de pénétrer dans cet univers anglais et de découvrir ces personnages si hauts en couleurs. Jane Eyre s'ouvre sur la vie de cette petite fille orpheline habitant à Gateshead. Elle quitte rapidement cette ville pour atterrir dans une école de Lowood. Intelligente, elle gravit rapidement les échelons, et devient institutrice. Elle quitte ensuite Lowood et se fait embaucher par Mrs Fairfax dans la résidence de Thronfield Hall. Jane, héroïne éponyme, devient la gouvernante de la jeune Adèle Varens. Le père de cette dernière, Mr Rochester (Oh Edward !) tombe amoureux de Jane, et très vite après des pages de sentiments, d'exaltation et de doutes, lui demande de l'épouser. Inutile d'en dévoiler trop parce que c'est finalement peu important. On savoure ce roman pour la qualité des mots, pour l'univers que l'on découvre, mais aussi et surtout pour la profusion de sentiments et le lyrisme des personnages ; les péripéties tiennent une faible importance face à cela. Par la suite Jane quitte Thornfield Hall, et atterrie chez St John Rivers et ses deux soeurs. Elle y découvre des amis, qui s'avèreront être bien plus, puis retrouvera "son cher Edward". Voilà un roman mettant en scène une femme au premier abord timide et effacée, qui se révèlera une femme sûre d'elle, pleine de charme et sachant se faire aimer des hommes. Ce roman, qui pourrait sembler banal dans sa construction, est pourtant très original, par les personnages qu'il contient, aussi bien par les comportements décalés que par les pensées modernes qu'ils expriment.

Charlotte Brontë, Jane Eyre, Flammarion 1990, 475 pages. Préface de Diane de Margene. Traduit de l'anglais par Marion Gilbert et Madeleine Duvivier.

 

L'avis de Petit Corbeau.

 

Lu dans le cadre du Challenge Matilda (3/14), et du Challenge Classique (10/27)

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Dimanche 14 août 2011 à 15:50

Littérature italienne

huis clos en toscane.jpgVingt ans après, six anciennes camarades de classe se retrouvent dans la somptueuse villa où elles avaient séjourné ensemble l'année de leur bac. Seule Piera, l'organisatrice de ces retrouvailles, manque à l'appel. Lucia, Amanda, Déda, Maria Luisa, Tatti et Giovanna imaginent alors toutes sortes de motifs à son absence.
Très vite, trois autres disparaissent. Leurs amies se rassurent en pensant qu'elles ont filé à l'anglaise. Mais la tension ne cesse de monter, d'autant que le week-end prend fin et que le minibus censé venir chercher les hôtes de la Villa Camerelle se fait attendre. C'est alors qu'Amanda, la plus angoissée de la bande, fait une macabre découverte...

 

Commencé le 10-08-2011

Terminé le 13-08-2011

Ce roman débute in media res, l'action commence immédiatement ce qui évite les temps morts, voilà un point très positif. Peu de personnages interviennent, seules les six femmes qui cohabitent dans cet hôtel durant un week-end. Le lecteur est confronté aux interrogations que rencontrent chacune des femmes. En effet les points de vue changent, passant d'une femme à l'autre. Les mystères planent sur cet hôtel, et parmi les premiers, une disparition de culotte ! De quoi vous mettre dans le bain de suite. Ces femmes, pourtant quadragénaires, se comportent comme des adolescentes en colonie. En ce qui concerne l'intrigue, c'est tout d'abord, Piera, l'une des instigatrices du séjour, qui ne peut pas venir ; les autres filles tentent d'élaborer une explication, mais sans succès. Puis c'est Déda qui disparait après avoir fait forte impression dans la chambre de Giovanna, mais je n'en dirai rien ! Cette dernière ne tardera pas à disparaître dans la nuit d'une façon bien étrange. Cet hôtel se révèle peu à peu un personnage à part entière, possédé par le mal, oui ça fait peur ! Relevons aussi les passages en italiques fréquents, qui permettent de placer des doutes sur l'identité des vrais méchantes. Enfin c'est autour de Maria Luisa de s'évaporer, après s'être aperçue que la batterie de son portable avait été enlevée. A la fin du week-end, les femmes sont sensées rentrer chez elles par un minibus à 19 heures, minibus qu'elles attendent toujours. C'est Amanda qui fait les rapprochements nécessaires pour comprendre ce qui se passe dans cet hôtel. En effet l'explication réside parmi le groupe de femmes, d'où le huis clos. Pourtant on doute jusqu'à la dernière ligne de l'identité de la coupable, qui reste en fait un mystère. En effet même si on pense découvrir la vérité avant les personnages, l'auteur nous rappelle que nous avons toujours un train de retard. Ce roman possède une structure cyclique, la dernière phrase est aussi la première, et tout laisse à penser que les événements peuvent recommencer. En un mot c'est un bon polar, angoissant et stressant, et c'est bien tout ce qu'on lui demande ! Ce roman clos le Prix des Lecteurs, et je suis bien contente d'y avoir participer, pour les découvertes qu'il m'a permis de faire.

 

Diana Lama, Huis clos en Toscane (Solo tra ragazze), Livre de Poche 2011, 221 pages. Traduit de l'italien par Carole Cavallera. Première publication en français par La Table Ronde 2009.

 

Lu dans le cadre du Prix des Lecteurs du Livre de Poche 2011

Août 2/2

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Mercredi 10 août 2011 à 16:23

Prix Littéraires

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Oh joie, mon commentaire du polar Le chuchoteur a été sélectionné en juillet par Le Livre de Poche pour en faire la promotion !

Je suis bien contente que mon petit texte ait plu !

Il est visible sur cette page.

Merci à l'éditeur LdP !

Mercredi 10 août 2011 à 16:20

Littérature anglaise

le_livre_sans_nom_226079_320_320.jpgSanta Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets…
Un mystérieux tueur en série, qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom…
La seule victime encore vivante du tueur se réveille, amnésique, après cinq ans de coma.
Deux flics très spéciaux, des barons du crime, des moines férus d’arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, quelques clins d’œil à Seven et à The Ring… et voilà le thriller le plus rock’n’roll et le plus jubilatoire de l’année !

Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage aussi original que réjouissant est vite devenu culte. Il a ensuite été publié, d’abord en Angleterre puis aux États-Unis, où il connaît un succès fulgurant.

Commencé le 05-08-2011

Terminé le 09-08-2011

Dès le début, de ce roman beaucoup de mystères et d'interrogations. L'intrigue se met en place peu à peu, et les personnages (et ils sont nombreux) apparaissent. Ils ont un point commun, ce sont tous des durs à cuire à la gâchette facile. Ce roman est très bon. Je le dis en mesurant mes mots. L'écriture est fine, percutante, simple mais efficace. L'intrigue se déploie et on pénètre dans un univers très riche. Les personnages sont spéciaux dans leur mode de vie, mais en même temps fascinants. On découvre un milieu unique, une sorte d'interface où se croisent le western, le fantastique et le policier. Il y en a partout, il y en a pour tous les goûts, et on ne peut lire ce livre sans se sentir touché par au moins un personnage. Chaque lecteur peut trouver son compte dans ce polar. Les scènes s'enchaînent et ne se ressemblent pas, on se retrouve d'une page à l'autre dans des ambiances différentes, auprès de protagonistes variés, et on ne s'ennuie pas. Le livre sans nom est en fait une mise en abime puisqu'on s'aperçoit que c'est le sujet du roman d'une part, ce Livre sans nom que personne ne peut consulter sans mourir, et en même temps le roman lui-même, celui que le lecteur a en main. Il ne fait son apparition qu'à la page 208, ce qui laisse donc beaucoup de place à la mise en place de l'intrigue. J'ai entre autre remarqué le personnage de Rodeo Rex, qui sous ses airs de grosse brute invincible, est attachant lorsqu'il se révèle blessé et marqué à jamais par sa rencontre avec le Bourbon Kid. La scène de la bibliothèque est remarquable. Le personnages de Ulrika Price traduit bien, par sa rouerie, la finesse que l'auteur donne à ses personnages. Remarquez d'ailleurs que le mot "scène" n'est pas anodin. Ce roman est finement ciselé, à tel point que l'adaptation cinématographique semble évidente, et il me semble même qu'elle est en préparation. Enfin le dénouement est étonnant, ce qui est bien peu dire. Révélations, retournements de situations, et j'en passe. Pour finir, cet anonymat est une porte ouverte à tous les possibles, et le mystère qui plane autour de cet auteur est plutôt séduisant, ce qui tient sans doute un rôle dans le succès de ce roman. Une chose est certaine, il révèle dans ce roman des qualités d'auteurs de talent.

Anonyme, Le livre sans nom (série Bourbon Kid tome 1), Le livre de Poche 2011, 508 pages. Première publication 2006. Traduit de l'anglais par Diniz Galhos.

 

Lu dans le cadre du Prix des Lecteurs du Livre de Poche

Août 1/2

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Samedi 6 août 2011 à 0:52

Littérature USA

lemensonge.jpgIvy mène une existence paisible avec son mari David, qu'elle connaît depuis le lycée. Après deux fausses couches, elle est de nouveau enceinte. À l'occasion d'un vide-grenier, le couple retrouve une camarade de classe, Melinda, qui attend un enfant, elle aussi, et qui semble bien connaître leur maison. Le lendemain, Melinda a disparu ; on retrouve ses vêtements ensanglantés dans une vieille malle devant le domicile du jeune couple, et son sac à main, ainsi qu’un couteau, non loin de l'entreprise de David. Celui-ci est aussitôt arrêté par la police. Ivy, sur le point d'accoucher, décide de mener sa propre enquête. Deux autres cadavres, des photos de David chez Melinda... Mais qui David est-il vraiment ?

 

Commencé le 26-07-2011

Terminé le 04-08-2011

Ce roman commence lentement, le lecteur se voit présenter un couple, David et Ivy. Les petites anecdotes de la vie à deux font sourire et nous les rendent sympathiques. Cependant il persiste une tension latente, on sait qu'il va se passer quelque chose. En réalité on a le temps de s'endormir avant que l'action ne commence. C'est la critique que je ferais à ce roman, je lui ai trouvé trop de longueurs. Lorsque l'intrigue commence, un soir d'été après un vide-grenier, l'histoire repart, mais un manque de rythme laisse le temps au lecteur de s'ennuyer. Ivy tente de comprendre la vraie nature de son mari, et progresse dans son raisonnement, mais je n'ai pas ressenti beaucoup d'intérêt pour ce mystère. Enfin j'ai trouvé le dénouement bien faible eu égard au suspens qui le masquait. Je veux bien supporter quelques longueurs si le dénouement est génial mais là, un seul mot, déception.

Hallie Ephron, Le mensonge (Never tell a lie), Le Livre de Poche, 2011, 317 pages. Première publication 2009 Harper Collins. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Michèle Valencia

 

Lu dans le cadre de Prix des lecteurs du Livre de Poche

Juillet 2/2

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