Quelques Pages

Mardi 26 juillet 2011 à 23:18

Littérature italienne

couv-carrisi-le-chuchoteur.jpgCinq petites filles ont disparu. 
Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.

Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire...

Un époustouflant thriller littéraire,
inspiré de faits réels.

Commencé le 18-07-2011

Terminé le 25-07-2011

Ce roman a été une découverte. Tout d'abord l'intrigue est bien menée, le suspens est présent et les indices sont révélés au compte gouttes, laissant ainsi le lecteur élaborer sa propre théorie. L'auteur nous fait pénétrer dans un univers effrayant et angoissant. On part à la poursuite d'un tueur en série troublant, par son manque d'humanité, et par son vice. L'écriture est plaisante et légère, je reprocherais juste quelques répétitions un peu lourdes, bien qu'elles soient peu nombreuses et nécessaires, et puis le lecteur n'étant pas rancunier, il pardonne ! Les personnages sont attachants et très réels. J'ai beaucoup aimé Mila, notamment son insertion dans l'équipe du criminologue Goran Gavila. Donato Carrisi nous invite à découvrir des personnages répugnants, malsains. En effet la galerie des personnages est riche et intelligemment fournie, ce qui permet de pénétrer pleinement dans un bon polar, laissant beaucoup de place à l'évasion. Certaines révélations sont inattendues, d'autres peuvent être anticipées. Ceci dit, les dernières pages sont pleines de démêlés et de surprises, et j'ai été ravie de me laisser surprendre par l'auteur. Je conclurai en disant que je connais relativement peu la littérature italienne, et ce roman me pousse à continuer de la découvrir.

 

Donato Carrisi, Le chuchoteur (Il suggeritore), Livre de Poche 2011, 574 pages. Première publication Longanesi & C 2009, traduit de l'italien par Anaïs Bokobza.

 

Lu dans le cadre du Prix Livre de Poche 2011, catégorie Polar

Juillet 1/2

Prix-des-lecteurs-2011.jpg

Samedi 23 juillet 2011 à 23:51

Sur la toile

Vous aviez oublié le Challenge Jane Austen, qui court maintenant depuis le mois de janvier ? Oui vous avez le droit ! Il faut dire qu'il est un peu poussiéreux. Mais pourtant voici un billet le concernant !

tm_2672_film.jpg

J'ai vu hier soir le film Jane, de Julian Jarrold. Ce film est aussi connu sous le titre Becoming Jane il me semble. Il raconte la vie de Jane Austen, du moins sa jeunesse et ses débuts de romancière. J'ai passé un bon moment, que cela soit dit, Anne Hathaway, découverte dans Le diable s'habille en Prada, est une bonne actrice et c'est un film réussi.

18808694.jpg

Jane Austen est une jeune femme cultivée, passionnée de littérature, qui écrit beaucoup. Son père est pasteur et ses parents sont peu fortunés, aussi sa mère lui conseille d'épouser un homme fortuné en premier lieu, et lui explique que trouver l'amour est vraiment secondaire. Elle rencontre Tom Lefroy, qu'elle n'apprécie pas tout d'abord, et dans le même temps, est demandée en mariage par le neveu de Lady Grisham. Elle repousse ce dernier parce qu'elle ne veut pas se marier sans amour.

interview_jane1.jpg

Sa relation avec Lefroy évolue, et ils tombent follement amoureux l'un de l'autre. Leur union est fusionnelle, passionnée et romantique. De plus James McAvoy est un acteur fort agréable à regarder, ce qui n'enlève rien ! Ils souhaitent s'enfuir pour vivre ensemble mais leurs situations trop différentes les en empêchent. Ils finissent par se séparer malheureux.

1.jpg

Ils se retrouvent des années plus tard. Jane a pris de l'âge, elle est devenue une écrivain reconnue, quant à Lefroy, il est marié.

Ce film a beaucoup de points communs avec l'histoire de Orgueil et Préjugés, ce qui s'explique par le fait que c'est justement la vie de Jane qui a inspiré ses romans. Malheureusement on a par moment l'impression de voir le même film, ce qui est dommage.

Merci à ma super Lolo pour ce prêt !

 

Jane, Julian Jarrold (2007), avec Anne Hathaway, James McAvoy, Maggie Smith.

 

Vu dans le cadre du challenge Jane Austen

2742333395.jpg

Lundi 18 juillet 2011 à 23:31

Littérature anglaise

theoriedesdominos.jpgLundi : série d'attentats sur les réserves pétrolières.

Mardi : effondrement des marchés. Mise en quarantaine des transports.

Mercredi : restriction de l'approvisionnement en vivres et en énergie.

Jeudi : coupure de l'électricité, prise d'assaut des magasins.

Vendredi : la panique et le chaos s'installent dans les rues.

Le scénario apocalyptique est en marche. Un seul homme peut l'arrêter.

Un thriller d'un réalisme effrayant, une tension extrême : les débuts fracassants d'un jeune écrivain considéré dans le monde entier comme le successeur de Robert Ludlum et Tom Clancy.

Commencé le 07-07-2011

Terminé le 17-07-2011

J'ai trouvé ce roman riche et complet, cette fin du monde simulée est vraisemblable et troublante jusque dans les petits détails. Les chapitres correspondent aux sept jours d'une semaine. Elle commence par Lundi, un choc pétrolier. Bien sûr tout va crescendo, pour aboutir à une situation apocalyptique. Cependant j'ai abordé ce roman avec un lassement dès le départ, par surdose de polars. Malgré tout j'ai trouvé ce roman bien écrit, intéressant. En outre j'ai aimé que l'auteur s'attache à suivre peu de personnages. Le lecteur les voit alors évoluer, depuis un doute au départ jusqu'à l'affolement final. Andy vit cette expérience depuis le Moyen-Orient et sa famille se trouve à Londres. Ainsi en plus de la panique s'ajoute la peur de ne jamais se rejoindre. Ceci dit j'ai vite ressenti un lassement, ce roman avance lentement et j'avoue tout, j'ai sauté quelques pages. Je n'ai pas accroché mais je reconnais que j'aurais pu aimer davantage si je n'étais pas lassée des polars.


Alex Scarrow, La théorie des dominos (Last light), Livre de Poche avril 2011, 571 pages. Première publication Orion 2007. Traduit de l'anglais par Laura Derajinski.

Jeudi 7 juillet 2011 à 22:12

Littérature USA

les lieux sombres.jpgDébut des années 1980. Libby Day a sept ans lorsque sa mère et ses deux sœurs sont assassinées dans la ferme familiale.La petite fille, qui a échappé au massacre, désigne le meurtrier à la police : son frère, âgé de quinze ans.
Vingt-cinq ans plus tard, alors que Ben est toujours derrière les barreaux, Libby souffre de dépression chronique. Encouragée par une association passionnée par l'affaire, elle accepte pour la première fois de retourner pour la première fois sur les lieux du drame. Et c’est là, dans un Middle West dévasté par la crise économique, qu’une vérité inimaginable commence à émerger...

Commencé le 24-06-2011

Terminé le 06-07-2011

Ce roman est un petit bijou, le lecteur est amené à découvrir une histoire sombre qui s'est produit en 1985. Les éléments apparaissent peu à peu, révélant les protagonistes. Nous suivons Libby, une jeune fille à la recherche de pistes pour élucider le meurtre de toute sa famille. Son frère Ben est en prison, mais beaucoup clament son innocence, et son père a disparu. Libby est la seule survivante car elle était cachée le soir du massacre, elle a juste entendu la voix du meurtrier. Elle est contactée par diverses associations de passionnés, qui font appel à elle pour étayer leurs diverses théories. Ayant besoin d'argent, elle se prête au jeu, et découvre alors des fanatiques qui ne vivent que pour cette histoire, et qui ont du mal à ne pas s'approprier sa famille. Libby est donc amenée, un peu malgré elle, à revenir sur son passé, et à se remémorer ce soir de 1985 où elle a perdu toute sa famille. Les chapitres alternent entre son avancée actuelle et les événements passés, et le voile se lève peu à peu sur cette sombre affaire. Bien sûr je n'étonnerai personne en disant que les derniers chapitres sont insoutenables de suspens ! J'ai été ravie de cette fin, à laquelle on ne s'attend pas. Le mystère est entier, l'écriture est géniale, les ingrédients sont donc réunis pour passer un bon moment.

Gillian Flynn, Les lieux sombres (Dark places), Sonatine éditions 2010 pour la traduction française, 509 pages. Première publication 2009. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Heloïse Esquié.

 

Lu dans le cadre du Prix des Lecteurs du Livre de Poche 2011, catégorie polar

Juin 2/3

Prix-des-lecteurs-2011.jpg

<< Page précédente | 1 | Page suivante >>

Créer un podcast