Quelques Pages

Mardi 26 avril 2011 à 7:00

Top Ten Tuesday

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 Une idée de The Broke and the Bookish

En ce mardi 26 avril, voici mon Top Ten des filles chiantes dans les livres (les chiantes, les ennuyeuses, les idiotes, les insipides, celles qu'on veut frapper !). J'étends un peu la consigne pour lister des personnages atypiques féminins.

 

1- Mrs Elton. Emma, Jane Austen. Un pimbèche ! Elle fait la fière au bras de son mari fortuné, je lui donnerais bien un coup entre les deux yeux moi !

2- Emma. En moins bien, Arnaud Le Guilcher. Même si la lettre d'amour qui apparaît à la fin prouve qu'elle est gentille, elle fait souffrir notre gentil narrateur alors je ne lui pardonne pas ! Le petit mot qu'elle laisse à son mari pour qu'il la retrouve sur la plage est gentil, mais quand même. Déjà elle s'est mariée avec un inconnu, alors après il ne faut pas s'étonner d'être déçue. Elle ne pardonne pas sa nuit de beuverie mais ne lui dit pas, alors forcément il recommence le lendemain, le petit coeur !

3- Hildred. La quatrième main, John Irving. C'est la femme du Dr Zajac le chirurgien. Elle est despotique, elle mérite son sort, elle se fait quitter. Niark Niark

4- Doris Clausen. Encore un personnage de La quatrième main. Elle est sensée être la gentille mais quand même, demander un droit de visite pour la main de son mari greffée, c'est bizarre ! Si j'étais Patrick je m'enfuirai ! Je la trouve autoritaire.

5- Anny. Voici un personnage (pour ne pas dire le personnage principal) de Misery, roman de Stephen King. Brr quelle femme effrayante, vicieuse, sadique ! Moi aussi j'aurais essayé de m'enfuir à la place de l'écrivain ! Elle met mal à l'aise tellement elle est imbibée de méchanceté. Elle est motivée par la solitude, et finalement son comportement s'explique. Si elle torture encore un peu l'écrivain, il restera encore auprès d'elle. Malgré tout elle est vilaine !

6- Emma Bovary. Ce personnage de Flaubert est détestable si on liste ses défauts, ce qui ne m'empêche pas de l'adorer. Elle n'est pas une mère présente car elle oublie sa fille pour penser à son bonheur, et elle n'est pas non plus une épouse aimante puisqu'elle rend Charles malheureux par sa distance. Emma est un personnage tourmenté, égoïste, qui recherche toujours autre chose. Cependant je l'adore car elle est profonde, intelligente, mystérieuse. Et puis j'aime le fait qu'elle assume sa position de femme, contrairement à d'autres personnages féminin dans l'abnégation.

7- Bon ben je crois que je vais m'arrêter là car je ne pense à personne d'autre. Peu de filles m'insupportent en fait ! Bien sûr cette liste a un potentiel alongatoire !

Jeudi 14 avril 2011 à 7:00

La citation du jeudi

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Une idée de Chiffonnette

Elle n'avait pas de texte à sa disposition. Elle n'osait pas rire. Elle proteste de sa voix douce défaillante : "Oh ! mais vous n'êtes pas sérieux monsieur Shinn !" 

Il dit, souriant - ainsi que l'avait dit un jour un bel esprit de Hollywood - comme sourirait un casse-noisette s'il savait sourire : "Je vous en prie. Vous me connaissez maintenant, ma chère. Je suis Isaac. Pas M. Shinn. Vous me connaissez, et vous connaissez mon coeur. Appelez-moi M. Shinn et je m'évanouis en poussière comme Bela Lugosi dans le rôle du comte Dracula." 

Norma Jeane dit, en s'humectant les lèvres : "Isaac.

- Votre professeur d'art dramatique ne vous a pas appris mieux ? Essayez encore."

 

Joyce Carol Oates, Blonde, p.429

Mercredi 13 avril 2011 à 7:00

Littérature USA

lejouroùmafilleestdevenuefolle.jpgLe jour où ma fille est devenue folle est l'implacable chronique de l'été durant lequel Sally, la fille de l'auteur, âgée de quinze ans, a connu sa première crise maniaco-dépressive - un événement qui a bouleversé sa vie et celle de toute sa famille. Dans un style simple et vibrant, Michael Greenberg brosse le portrait saisissant d'un esprit et d'un corps assiégés. Il décrit son combat quotidien, peuplé de personnages inoubliables. Il dit l'espoir placé dans les psychiatres, les infirmières et les thérapeutes. Il évoque le sentiment d'impuissance, les appels à l'aide mais aussi les secousses et les révélations au sein de la famille. Il tente de comprendre la maladie qui ronge Sally, se documente sans relâche sur les troubles mentaux, allant jusqu'à prendre une pleine dose des médicaments qui lui sont prescrits. Un récit surprenant, déchirant, tout sauf sentimental, d'un père qui tente désespérément de ramener sa fille à lui.

Lu le 9-04-2011

Ce roman, témoignage d'un père, est puissant. Il laisse des traces, car Sally, cette adolescente, est bouleversante. Michael, le père, est confronté au comportement étrange de sa fille. Il est séparé de sa mère (Robin), et est en couple avec Pat, une autre femme. Il l'emmène aux urgences, qui la gardent dans le service de psychiatrie. C'est un acte douloureux qui le fait douter de ses capacités de parent. Il accuse aussi les reproches de Robin. Toute la famille s'interroge sur les causes du changement de comportement de Sally. Chacun croit être responsable. Ce témoignage est sincère, simple, et il soulève des questionnements sur la psychiatrie en France aujourd'hui, et sur le rôle de parent, qui est de protéger. Robin, la mère biologique, passe beaucoup de temps avec Sally, pendant que Pat revendique son rôle de mère adoptive. On peut également se demander si la folie ne fait pas partie intégrante de l'adolescence, et s'il est nécessaire de la soigner. C'est donc un très bon roman, à ne pas lire en période de déprime car il laisse des traces.

Michael Greenberg, Le jour où ma fille est devenue folle, Flammarion 2010, 268 pages, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Pierre Guglielmina. Première parution Other Press 2008, sous le titre Hurry down sunshine.

Mercredi 13 avril 2011 à 0:04

Top Ten Tuesday

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En ce mardi 12 avril, voici ma première participation au Top Ten Tuesday,
organisé par
The broke and The Bookish.
Je sais que je m'y prends tard ! Je dirais même à la limite du mecredi !

 

Top Ten des livres que j'aimerais voir adaptés au cinéma


1- Le monde selon Garp, John Irving. Ce serait un film incroyable, il durerait plus de deux heures et nécessiterait beaucoup de cascadeurs ! En lisant ce livre je me suis tout de suite imaginé le film, les scènes sont tellement bien décrites, que ce serait un régal à mettre en scène !

 

2- L'hôtel New Hampshire, John Irving. Pour la même raison (car du même auteur !). Il est dans la même veine que Le monde selon Garp. Je pense que cela ferait un bon film.

 

3- Le bâtard récalcitrant, Tom  Sharpe. Que dire ? Un film tragi-comique. Il y a vraiment matière à extraire un film ! J'aimerai bien voir la scène dans les égoûts :)

 

4- La quatrième main, John Irving. Il faudrait un acteur avec un moignon, ou alors de bons accessoires !

 

5- Indiana, George Sand. Ce roman est spécial pour moi. Je l'ai beaucoup aimé et j'aimerais le retrouver dans un film.

 

6- Blonde, Joyce Carol Oates. Quel beau film ce serait ! Il retracerait la vie de Marilyn Monroe,  avec ses pensées en voix off.

 

7- Le potentiel érotique de ma femme, David Foenkinos. Quelle jolie histoire ! Ce serait un film d'humour, léger mais émouvant.

 

8- Nos séparations, David Foenkinos.  J'aime cet auteur, alors tous ces livres méritent d'être adaptés !

 

9- La cabane, William Paul Young. C'est un livre vraiment superbe, et j'aurais peur qu'il perde de sa puissance ! Mais il faudrait essayer, un film sur l'homme d'un point de vue presque sociologique.

 

10- Les Pensées de Pascal, ou pas !

Mardi 12 avril 2011 à 7:00

Littérature française

en-moins-bien.jpgEmma. Un pélican à la con. Une station balnéaire aux Etats-Unis. Un Allemand qui tourne. Une tribu de hippies crados. Le moral dans les bottes. Une dune qui chante. Cassavetes, Kurosawa et Huey Lewis. Un pressing. Un verre de trop. Une équipe TV. Puis une autre. Richard. Love in Vain. Un raquin et un marteau. Un coup de feu. Du sang sur le sable. Une chevrolet Impala. Le bruit des vagues. L'amour à trois. L'amour tout seul. Une lettre d'amour. La vie qui continue. En moins bien.

Lu le 9-04-2011

J'ai lu ce roman pour le RAT. Je suis ravie de l'avoir sorti de ma PAL car c'est un petit bijou. C'est l'histoire d'un anti-héro, qui épouse une femme qu'il connait à peine, ils partent en voyage de noces sur la côte et il s'endort après avoir pas mal bu. Lorsqu'il se réveille il retrouve Emma sur la plage, mais obnubilé par un Allemand occupé à tourner, il la reperd. Le soir venu il retourne au bungalow, et elle est partie. De là part tout l'histoire. Il reste dans cette station balnéaire, et l'attend. Il rebaptise même le bar "Emma revient". Ce roman est vraiment génial, et je l'ai adoré. J'ai rigolé, j'ai attendu, j'ai craint, vraiment ce roman nous fait réagir. On est face à une succession d'événements loufoques et singuliers. C'est bien écrit, très aérien, la mise en page est espacée, ce qui permet d'avancer vite. C'est un roman qui sous une couche d'humour, soulève des problèmes graves. Je n'en dis pas plus mais n'hésitez pas à l'ouvrir.

Arnaud Le Guilcher, En moins bien, Stéphane Million Editeur, 282 pages, octobre 2009.

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